l’Etat cède 1% du capital d’Airbus

Cette décision est la conséquence d'un accord entre la France et l'Allemagne Photo CC/Dominguez2
Cette décision est la conséquence d'un accord entre la France et l'Allemagne Photo CC/Dominguez2
Cette décision est la conséquence d’un accord entre la France et l’Allemagne Photo CC/Dominguez2

Pierre Moscovici, ministre de l’Economie et des Finances, annonce que l’Etat a engagé aujourd’hui, à travers la société Sogepa dont il détient 100% du capital, la cession d’environ 8 millions d’actions Airbus Group (anciennement EADS), représentant environ 1 % du capital. Cette cession prend la forme d’un placement institutionnel accéléré.

L’Etat cède 1% du capital d’Airbus – Cette opération fait suite à un accord bilatéral entre les Etats allemand et français qui prévoit que l’Etat allemand porte sa participation à 11% des droits de vote d’Airbus Group et que l’Etat français réduise la sienne au même niveau de 11% des droits de vote. La réduction de la participation de Sogepa est réalisée dans le respect de la procédure prévue par le Pacte d’actionnaires.

Au terme de ce placement, l’Etat français via Sogepa, l’Etat allemand via GZBV et l’Etat espagnol via SEPI resteront conjointement et durablement les actionnaires de référence d’Airbus Group, avec au minimum 26% des droits de vote. L’ajustement de la participation de Sogepa ne modifiera pas la place de l’Etat dans la gouvernance du groupe, dont il entend demeurer un actionnaire de référence à moyen terme.

Comme les récentes cessions de titres détenus par l’Etat dans Safran, Aéroports de Paris et EADS réalisées ces derniers mois, cette opération s’inscrit dans le cadre d’une politique de gestion active des participations de l’Etat conforme à la nouvelle doctrine de l’Etat actionnaire, dont les lignes directrices ont été annoncées par le Ministre de l’Economie et des Finances et le Ministre du Redressement Productif lors du Conseil des Ministres du 15 janvier 2014.

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Elle doit permettre de préserver les intérêts patrimoniaux et stratégiques de l’Etat tout en dégageant des ressources pour les besoins d’investissement et de désendettement de l’Etat. Ces ressources viendront notamment compenser le financement exceptionnel de 1,5 Md€ du nouveau Programme d’Investissements d’Avenir au bénéfice de l’excellence technologique de l’industrie de défense, prévu par la Loi de Programmation Militaire.

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