Julie Pomagalski, une grande championne au grand cœur, périt dans un accident tragique

Julie Pomagalski, respectée dans le monde du sport en tant que snowboardeuse professionnelle, a malencontreusement perdu la vie à cause d’une avalanche lors de son séjour en Suisse. L’association haut-savoyarde « Étoiles de Neiges » dont elle a été une membre active, appuyée par le souhait de sa famille, a décidé d’ouvrir une cagnotte à son honneur, pour lui rendre un dernier hommage.

Des hommages dignes d’une championne

Lorsqu’elle donne son dernier souffle, les proches de la personne décédée montrent leur sympathie à la famille en deuil. En lui rendant hommage, ils honorent une dernière fois le défunt et sa famille avant de lui dire au revoir définitivement. Cet hommage peut s’exprimer par une plaque funéraire pour cimetière, par exemple, mais l’hommage rendu à Julie Pomagalski a été symbolique et exceptionnel.

Sa famille a décidé d’ouvrir une cagnotte en faveur de l’association « Étoiles de Neiges » dont elle a été une membre et qui aurait pour objectif d’aider les jeunes atteints de mucoviscidose à travers le sport. La cagnotte servira à récolter des dons au bénéfice de l’association. Pour renforcer cet hommage, l’association invite tous les bénévoles et tous ceux qui souhaitent honorer sa mémoire à prendre leurs matériels de sport pour un moment de sport symbolique.

D’un autre côté, de jeunes snowboardeurs effectuant un stage de détection aux Carroz d’Arâches se sont mis côte à côte pour former un cœur sur la neige. Soutenu par leur coach, cet acte solidaire n’a pas uniquement eu pour but de rendre hommage, mais aussi de faire perdurer son esprit à travers un héritage sportif.

Biographie

Son père, Jean Pomagalski, a été connu pour avoir fondé une société de construction mécanique dénommée Poma. Julie Pomagalski, née le 10 octobre 1980, avait déjà hérité d’un caractère de leader et de championne. Elle consacra une partie importante de sa vie au sport. Elle s’est surtout fait démarquer en 1999 quand elle décroche le titre de championne du monde de snowboardercross en Allemagne, suivi d’un autre sacre en 2004.

Titulaire d’un Master en Management à l’EM Lyon en 2007, elle a occupé un poste de responsable du service communication au Méribel Tourisme. Elle a aussi été monitrice de ski, consultante marketing et spécialiste du tourisme en montagne. À son actif, elle a fait plus de 10 ans de bénévolat.

Le corps de Julie Pomagalski a été retrouvé sans vie par des sauveteurs après avoir été emporté par une forte avalanche lorsqu’elle a fait du ski hors-piste avec trois autres personnes dans la zone du Steintäler.

Du bénévolat pour aider son prochain

Ses qualités d’altruiste la poussaient à faire du bénévolat dont elle a consacré une dizaine d’années de sa vie. L’association qui a bénéficié de son sourire œuvre à soutenir les personnes vivant avec la mucoviscidose, par divers programmes. Il y a les projets de soutien individuels qui servent à soutenir la pratique du sport au quotidien afin que les malades puissent jouir d’une meilleure endurance et d’une santé plus encourageante.

Des programmes sont également entrepris en groupe et ont pour objectif de favoriser l’expérience de vie et le partage autour du sport pour ces individus. Mais la principale contribution de Julie Pomagalski est son dévouement pour l’encadrement des enfants, des adolescents et des adultes greffés. En effet, elle faisait partie d’une équipe sérieusement étudiée et constituée d’experts médico-sportifs et champions. Elle a notamment enseigné l’apprentissage des règles d’or du sport. Sa présence en tant que championne de sport donnait aussi une motivation particulière et beaucoup d’espoir aux stagiaires qui ont bénéficié du programme.

Les mots de la fin

À l’annonce de sa mort, d’autres sportifs qui ont côtoyé cette championne olympique ont également fait part de leur tristesse. Pour l’ancienne snowboardeuse et vice-championne en 2010, Déborah Antonioz, qui avait du mal à réaliser son décès, Julie Pomagalski était une source d’inspiration et un modèle. Non seulement elle reconnaît ses qualités sportives, mais aussi celles de sa vie de tous les jours.

Pour la championne olympique de 2002 Isabelle Blanc, sa disparition ressemble à la disparition d’une autre championne en snowboard, Karine Ruby, décédée en 2009 dans le massif du Mont-Blanc. Dans sa tristesse, Isabelle Blanc ajouta que « c’était deux personnes qui rayonnaient, qui souriaient beaucoup. On n’oublie pas, on s’habitue. On va s’habituer à l’absence. Je ne sais pas quoi dire ».

Les dernières années de sa vie, Julie Pomagalski s’est consacrée à la gérance de son école de ski et de son magasin de sport.

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