Toulouse, comment répondre au mal être étudiant

Toulouse, comment répondre au mal être étudiant
Image par Yogendra Singh de Pixabay

Depuis plusieurs semaines, les étudiants ne cessent de faire remonter leur mal-être que ce soit à travers des manifestations ou sur les réseaux sociaux. La plupart d’entre eux se sentent de plus en plus abandonnés par le gouvernement face à la crise sanitaire. Retrouver l’ambiance d’une salle de cours, voir un professeur autrement qu’à travers une caméra ou un écran. Les étudiants de première année peuvent désormais retourner à l’université après plusieurs mois de fermeture liée à la crise sanitaire. Une libération même en effectif réduit “C’est quand même assez cool de rentrer et de voir enfin du monde en classe”, glisse un étudiant en première année d’histoire à l’université Paul Valéry de Montpellier. “Et puis c’est plus facile de poser des questions quand on a le professeur en face de soi”. Une éclaircie en pleine tempête car depuis plusieurs semaines, les étudiants ne cessent d’évoquer leur mal-être. D’après une étude publiée en début d’année, 1 étudiants sur 5 a actuellement des pensées suicidaires. Une donnée alarmante “liée à l’isolement” pour les syndicats. 274 euros de perte de budget L’isolement mais aussi leur pouvoir d’achat qui ne cesse de diminuer. D’après une étude de l’Observatoire de la vie étudiante, le budget moyen d’un étudiant en France a diminué de 274 euros avec la crise. L’OVE l’explique en grande partie avec la perte des petits boulots étudiants lié au contexte économique actuel. Juliette, est étudiante à l’école vétérinaire de Toulouse. Pour financer ses études, elle faisait jusqu’ici du soutien scolaire. Un petit job qui tombe à l’eau avec le couvre-feu à 18h : “Je n’ai plus du tout le temps de m’y consacrer vu que mes études me prennent déjà énormément de temps. Comme en plus on ne peut plus sortir après 18 heures, je ne peux plus m’investir dans cette activité. Ce qui forcément me met en difficulté.” Un psychologue pour 30 000 étudiants Une perte de pouvoir d’achat et une détresse psychologique auxquelles l’Etat essaye de trouver des solutions. Emmanuel Macron, le président de la République a donc annoncé la mise en place de deux repas à 1 euros par jours dans les restaurants universitaires. Il a également annoncé la mise en place du « chèque psy » dès le premier février. Les psychologues justement, la ministre de l’Enseignement supérieur, Frédérique Vidal, souhaite renforcer leur nombre. La France compte aujourd’hui 1 psychologue pour 30 000 étudiants. Elle est en retard par exemple sur des pays comme les Etats-Unis ou le Canada, où les moyens pour faire face à la détresse étudiante sont plus importants. Les Etats-Unis comptent en effet 1 psychologue pour 1500 étudiants, et le Canada 1 pour 3000.

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