La France se prépare à un 3e confinement

Coronavirus - à Toulouse, Paris ou Marseille un reconfinement local n'est pas exclu
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Les “sources gouvernementales convergentes” citées par la presse, aujourd’hui le Journal Du Dimanche font état d’un probable confinement plus strict en France dès les prochains jours. Selon le JDD, le gouvernement pourrait d’ores et déjà avoir pris sa décision qui pourrait être annoncée par Emmanuel Macron dès la semaine prochaine. Et ce malgré la généralisation du couvre feu à 18h.

Malgré la campagne de vaccination, les données épidémiologiques montrent une progression constante du virus en France.

La situation sanitaire se dégrade doucement mais surement en France. Vendredi, 23 292 Français ont été testés positifs. Les experts ne voient pas comment nous pourrions échapper à un troisième confinement. Alors, pourquoi ne pas le faire tout de suite ? Cette décision est un subtil équilibre entre plusieurs facteurs. Et qu’il est tout aussi contre-productif de la prendre trop tôt que trop tard. Il y a d’abord l’espoir que le couvre-feu soit suffisant, au moins jusqu’aux prochaines vacances scolaires. Pour se justifier, le gouvernement prend l’exemple des départements où la mesure a été mise en place dès le 2 janvier. Sur ces territoires, le taux d’incidence, c’est-à-dire le nombre de nouveaux cas pour 100 000 habitants a baissé de 16%. Ce qui est suffisant à ce jour pour ne pas prendre des mesures plus strictes. Mais l’arrivée des nouveaux variants du virus sur notre territoire risque de changer la donne. “Celui qui nous inquiète beaucoup, c’est ce variant anglais. Et c’est quand il deviendra réellement menaçant qu’il faudra probablement reconfiner. Parce qu’on l’a vu en Angleterre et en Irlande, c’est seulement en reconfinant complètement, (…) qu’ils ont bloqué sa progression. Actuellement, le variant anglais est très bas en France. Mais on sait qu’il a la capacité de progresser rapidement”, explique Arnaud Fontanet, épidémiologiste à l’Institut Pasteur, membre du Conseil scientifique.En clair, tant que ce variant n’est pas majoritaire en France, le gouvernement préfère retarder au maximum l’inévitable. “Nous mettons en oeuvre les mesures quand elles s’imposent pas avant pas après”. D’autant plus qu’un reconfinement strict implique de lourdes conséquences économiques en pleine période de soldes, mais aussi psychologiques, il n’est pas sûr que les Français acceptent de revivre la même situation qu’il y a près d’un an.

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