Mady Mesplé est morte

Mady Mesplé est morte
Par André Cros — Cette photographie provient du fonds André Cros, conservé par les archives municipales de la ville de Toulouse et placé sous licence CC BY-SA 4.0 par la délibération n°27.3 du 23 juin 2017 du Conseil Municipal de la Ville de Toulouse., CC BY-SA 4.0, Lien

Mady Mesplé, est une cantatrice (soprano) française née le 7 mars 1931 à Toulouse (Haute-Garonne) et morte le 30 mai 2020 dans la même ville.

Mady Mesplé était une grande voix de la musique contemporaine. Sa biographie avec Wikipedia :

Ses parents s’étaient rencontrés dans une chorale. Sa mère fit venir un professeur à domicile pour lui apprendre la musique. À sept ans et demi, elle entre au conservatoire de Toulouse avec une dispense. Elle passe ses vacances dans le village de Nailloux.

Elle suit alors les cours de Mme Marchant pour le piano et Mme Cayla pour le solfège. Par la suite, elle travaille avec Mme Malraux, épouse d’André Malraux.

Elle entre plus tard dans la classe de Mme Blanc-Daurat, femme de l’aviateur Didier Daurat, comme elle le souhaitait. Pour le solfège, elle est l’élève de Mme Pauly. Elle entre en classe de composition.

Ayant obtenu son Premier Prix de piano, elle s’engage dans une carrière de pianiste accompagnatrice d’artistes de variétés. Elle est également pianiste dans un orchestre de dancing. À 18 ans, elle retourne au conservatoire de Toulouse, dans la classe de chant de Mme Izar-Lasson, femme du ténor Louis Izar, directeur du théâtre du Capitole de Toulouse. Elle étudie aussi le chant à Paris avec Janine Micheau.

À partir de 1956, elle chante à l’Opéra de Paris. Elle interprète sœur Constance des Dialogues des carmélites de Francis Poulenc en 1958 et 1960. On la voit aussi dans Rigoletto et Les Indes galantes. Elle succède également à Joan Sutherland dans Lucia di Lammermoor. Elle chante aussi à l’Opéra-Comique, seconde salle de la RTLN : Lakmé (1960), Le Barbier de Séville, Les Contes d’Hoffmann, participe à la création de Princesse Pauline de Henri Tomasi, du Dernier Sauvage de Gian Carlo Menotti (1963), et reprend Les Noces de Jeannette de Victor Massé (décors de Raymond Peynet).

En même temps, elle entame une carrière internationale, débutant à Miami dans Lakmé. Ensuite viennent Madrid, Lisbonne, Porto, Barcelone, Londres, Édimbourg, Amsterdam, Vienne, Munich, Montréal, Seattle, Chicago, Dallas, le Met de New York (en 1972), Buenos Aires, Rio de Janeiro, le Bolchoï de Moscou (1972), Rosine), Novosibirsk (Russie), Odessa (Ukraine), Talin (Arménie), Tokyo (Japon), Belgrade, Poznań, etc.

Elle s’illustre aussi bien dans les rôles du répertoire français (Lakmé, Philine, Olympia, Ophélie), qu’italien (Lucia, Gilda, Norina, Rosina, Amina) et allemand (la Reine de la Nuit de La Flûte enchantée, Zerbinetta d’Ariane à Naxos au Festival d’Aix-en-Provence en 1966).

Mady Mesplé aborde la musique contemporaine avec la création du quatuor no 2 écrit pour elle par Betsy Jolas ; de même Charles Chaynes compose pour elle ses Quatre Poèmes de Sappho. Elle chante Patrice Mestral, Yves Prin et on lui doit la création en langue française en 1965 de l’Élégie pour jeunes amants (Elegie für junge Liebende) de Hans Werner Henze. Pierre Boulez lui demande à plusieurs reprises de chanter L’Échelle de Jacob de Schönberg et l’Enfant et les Sortilèges de Ravel, notamment à Londres. Elle ouvre, par ailleurs, la série de récitals de mélodies à l’Opéra de Paris en 1971.

À l’Opéra de Paris, elle chante encore Olympia des Contes d’Hoffmann dans la mise en scène de Patrice Chéreau en 1975.

Dans les années 1980, Mady Mesplé commence une carrière pédagogique comme professeur à l’Académie de Nice, l’été. À peu près à la même époque, elle abandonne la scène (l’opéra) pour se consacrer aux récitals et aux concerts. Ce qui la mène à New York, Pékin, Shanghai, Toronto, Rome, etc.

Le 19 octobre 1987, elle chante à titre tout à fait exceptionnel lors de la soirée de gala qui a eu lieu à l’espace Cardin en l’honneur des quatre-vingts ans d’Alain Daniélou.

Elle a été professeur aux conservatoires nationaux de région de Lyon, Bordeaux et Saint-Maur-des-Fossés et a organisé de nombreuses master-classes (notamment à l’Abbaye de Sylvanès) et au CNIPAL. Elle a été durant plusieurs années professeur à l’École normale de musique de Paris.

Durant plusieurs années, elle dirige une master class à Navarrenx dans les Pyrénées-Atlantiques et est la Présidente d’honneur de l’Association des Pierres lyriques, dirigée par François Ithurbide, dont la vocation est de promouvoir l’art lyrique en Béarn.

Elle a également fait partie de nombreux jurys en France et à l’International (Washington, Toronto, Genève, Italie, etc.).

Parallèlement, ses nombreux passages à la télévision pour défendre le chant lyrique (notamment sous l’égide de Jacques Martin, Pascal Sevran, etc.) assurent sa popularité auprès du grand public. Elle est une des cantatrices françaises qui a le plus enregistré surtout chez EMI aussi bien l’opéra, l’opérette ou la mélodie que la musique sacrée ou la musique contemporaine.

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