Retraites, la clause du “grand père” fait polémique

Retraites, la clause du "grand père" fait polémique
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Réforme des retraites. La « clause du grand-père » crée des remous au sein du gouvernement

Le haut-commissaire aux retraites, Jean-Paul Delevoye, exclut de réserver le futur régime universel de retraites aux seuls nouveaux entrants sur le marché du travail (« clause du grand-père »). C’est pourtant un scénario d’apaisement avancé au sein de la majorité pour éviter un nouvel embrasement social en France. L’interview du haut-commissaire aux retraites, Jean-Paul Delevoye, au Parisien, ce mercredi, n’a pas été du goût de l’exécutif. Il y avait jugé qu’il serait « impossible » de réserver le nouveau régime aux seuls nouveaux entrants, car « cela reviendrait à créer un 43e régime » en plus des quarante-deux existants actuellement. Bref, pas question de « clause du grand-père », qui permettrait de réserver le futur régime universel de retraites aux seuls nouveaux entrants sur le marché du travail. Le recadrage d’Édouard Philippe Mais, dans le même temps, le Premier ministre Édouard Philippe a indiqué mercredi soir que le gouvernement avait « ouvert toutes les pistes s’agissant de la transition » vers un nouveau système. Y compris d’avoir recours à « la clause du grand-père ». Ce jeudi, à l’issue du Conseil des ministres, la porte-parole du gouvernement Sibeth Ndiaye a fait valoir que « c’est le Premier ministre qui est le chef du gouvernement et qui à ce titre met en œuvre la politique qui lui est demandée par le président de la République ». « Tout est ouvert » Concernant la « méthode », « il s’agit à la fois d’articuler des discussions, des concertations, de la négociation, avec les organisations syndicales et patronales », et ces négociations « portent sur l’ensemble des sujets ». « Tout est ouvert, y compris sur les sujets de transition », a-t-elle souligné, estimant que « M. Delevoye a indiqué une préférence qui était la sienne pour que l’on puisse avoir une transition qui ne soit pas trop longue ». Une manière d’apaiser Le président de la République Emmanuel Macron avait laissé entendre le 28 octobre qu’il pourrait privilégier cette piste de la « clause du grand-père ». Il voit cette mesure comme une possible manière d’apaiser la grogne sociale, notamment après la journée de mobilisation prévue le 5 décembre. « Je comprends tout à fait quelqu’un qui, à EDF, à la RATP ou à la SNCF, qui a 48 ou 50 ans et qui proteste. Il est rentré avec un pacte avec la Nation. On lui a dit : “Vous allez travailler dans cette entreprise, voilà vos droits.” Sans doute ne faut-il pas tout bousculer pour lui », avait indiqué le chef de l’État sur RTL. Jeudi matin, le délégué général de LREM Stanislas Guerini a également considéré qu’elle « doit rester sur la table ».

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