Des milliers de pompiers ont manifesté à Paris

Des milliers de pompiers  en colère  ont manifesté à Paris
Par davric — photos personnelle, Domaine public

Entre 5 000 et 10 000 pompiers professionnels, selon les syndicats, manifestent, ce mardi 15 octobre, à Paris pour dénoncer le manque d’effectifs et de reconnaissance d’une profession « livrée à elle-même » face à l’explosion des demandes de secours et d’assistance. Ils sont partis peu après 14 h de la place de La République. Entre 5 000 et 10 000 pompiers professionnels « en colère », selon les chiffres des syndicats, manifestent, ce mardi, à Paris. Le cortège, nourri d’hommes et de femmes venus des quatre coins de la France, défilait bruyamment et dans une ambiance bon enfant, avec sifflets, sirènes et fumigènes, en direction de la place de la Nation, a constaté un journaliste de l’Agence France Presse (AFP). Les pompiers étaient pour beaucoup vêtus de leurs manteaux bleu marine avec bandes jaunes fluorescentes. Certains brandissaient des pancartes barrées de slogans tels que « Faire plus avec moins, bienvenue chez les pompiers » ou « Stop au mépris du politique ». « À un moment donné on ne va plus y arriver » « Il y a une baisse des effectifs préoccupante alors qu’on est débordés par le nombre d’interventions. On nous demande tout, y compris de remplacer des ambulances. À un moment donné on ne va plus y arriver », a expliqué à l’AFP Mathias Gosse, 53 ans, pompier à Grasse (Alpes-Maritimes). « Et en plus, on menace notre régime de retraite qui nous permet de partir à 57 ans (avec 42 annuités, N.D.L.R) », ajoute-t-il. Les syndicats réclament également une revalorisation de la prime de feu (28 % du salaire de base, contre 19 % actuellement) à hauteur des primes de risques accordées aux policiers et gendarmes. « On est répartis dans nos casernes donc la population ne se rend pas toujours compte de nos difficultés. La baisse des effectifs fait qu’il y a moins de formations, de compétences. Mais on n’a aucune réponse, le ministère de l’intérieur et les collectivités locales (qui financent les SDIS et payent les pompiers, N.D.L.R) se renvoient la balle », a déploré Nathalie Kaszubiak, secrétaire générale du syndicat FO des personnels administratifs des SDIS (Services d’incendie et de secours).

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