Jacques Chirac est mort

Jacques Chirac est mort
Par Donald Sheridan — Donald Sheridan, CC BY-SA 4.0

Jacques Chirac ancien président de la République et plusieurs fois ministre est mort ce jeudi 26 septembre à l’âge de 86 ans.

Jacques Chirac, né le à Paris (Ve) et mort le , est un haut fonctionnaire et homme d’État français. Il est président de la République française du au .

À l’origine de la fondation de deux partis politiques, le Rassemblement pour la République (RPR) en 1976 et l’Union pour un mouvement populaire (UMP) en 2002, il occupe à plusieurs reprises les fonctions de député pour la Corrèze et de maire de Paris entre 1977 et 1995.

Jacques Chirac Premier ministre de Valéry Giscard d’Estaing et de François Mitterrand

Secrétaire d’État dès 1967, il se voit nommé Premier ministre par Valéry Giscard d’Estaing en 1974 ; entretenant de mauvaises relations avec celui-ci, il quitte la tête du gouvernement en 1976. Il est à nouveau Premier ministre sous la présidence de François Mitterrand, de 1986 à 1988, étant ainsi le premier chef du gouvernement d’une cohabitation sous la Ve République et, par la même occasion, la seule personnalité politique sous ce même régime ayant assumé par deux fois la charge de Premier ministre. Il se présente sans succès aux élections présidentielles de 1981 — lors de laquelle il contribue à la défaite de Giscard d’Estaing — et de 1988.

Chirac Jospin 1995

Il remporte l’élection présidentielle de 1995 avec 52,6 % au second tour face au socialiste Lionel Jospin. Le début de son septennat est marqué par une réforme des retraites et de la Sécurité sociale qui est massivement contestée et en partie abandonnée, et par la reconnaissance de la responsabilité de l’État français dans la déportation des Juifs au cours de l’Occupation. À la suite de la dissolution manquée de l’Assemblée nationale en 1997, il est contraint à une cohabitation avec Lionel Jospin. Il doit faire face à des affaires judiciaires dans lesquelles il est directement mis en cause, et se rallie à la proposition — ratifiée par un référendum en 2000 — de ramener la durée du mandat présidentiel à cinq ans.

Affiche électorale Jacques Chrirac Toulouse
Photo Toulouse7.com

Chirac Le Pen 2002

Lors de l’élection présidentielle de 2002, il est réélu au second tour avec 82,2 % des voix, bénéficiant d’un « front républicain » face au candidat du Front national, Jean-Marie Le Pen. Pendant son second mandat, il prend notamment la tête de l’opposition internationale à la guerre d’Irak lancée par George W. Bush, et s’implique pour le « oui » dans le référendum de 2005 sur la Constitution européenne, qui se solde par la victoire du « non ». À la fin de sa présidence, devenu très impopulaire et affaibli par une succession d’échecs électoraux, il renonce à briguer un troisième mandat.

Retiré de la vie politique, il siège jusqu’en 2011 au Conseil constitutionnel, dont il est membre de droit en tant qu’ancien président de la République. Mis en cause dans plusieurs affaires judiciaires durant sa carrière, il a bénéficié de son immunité présidentielle, mais reste poursuivi dans l’affaire des emplois fictifs de la mairie de Paris, dans le cadre de laquelle il est condamné à deux ans d’emprisonnement avec sursis en 2011. Malade, il effectue sa dernière apparition publique en 2014.

Durant son parcours politique, il se montre changeant au niveau idéologique. Engagé à gauche dans sa jeunesse, il est généralement considéré comme gaulliste et classé à droite de l’échiquier politique, bien que des spécialistes le qualifient de radical-socialiste. (avec Wikipedia) 



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