Bobigny. Suicide d’un chirurgien à l’hôpital Avicenne

 Un chirurgien de 57 ans s’est donné la mort à l’hôpital Avicenne de Bobigny en Seine-Saint-Denis

Une enquête est en cours mais il apparaît à ce jour que l’homme s’est rendu un dimanche sur son lieu de travail, s’est habillé en tenue de travail avant de se jeter par la fenêtre. Il « luttait depuis plusieurs mois contre une maladie grave », selon un message de la direction de l’hôpital.

Sur son lieu de travail

Un chirurgien de 57 ans s’est suicidé par défenestration dimanche à l’hôpital Avicenne de Bobigny en Seine-Saint-Denis, son lieu de travail, a-t-on appris lundi de sources concordantes. « Un médecin s’est défenestré dimanche à Avicenne », a indiqué une source policière, confirmant une information du Parisien. « Une enquête est en cours », selon cette même source. Ce professeur, « responsable de l’activité de chirurgie bariatrique [NDLR chirurgie de l’obésité] et métabolique » de l’Assistance publique – Hôpitaux de Paris (AP-HP) en Seine-Saint-Denis « luttait depuis plusieurs mois contre une maladie grave », selon un message de la direction de l’hôpital diffusé en interne, dont l’AFP a eu connaissance.

« Un contexte de management très délétère »

Le médecin s’est « habillé en tenue de travail » avant de mettre fin à ses jours, a précisé à l’AFP Christophe Prudhomme, médecin urgentiste à Avicenne et délégué CGT. Un suicide, « c’est toujours multifactoriel », a reconnu le syndicaliste. « Mais se suicider un dimanche sur son lieu de travail après s’être habillé en tenue, ce n’est pas anodin », a-t-il insisté, dénonçant « des tensions très fortes » au sein de l’établissement et « un contexte de management très délétère » selon lui.

Une expertise réclamée

Un CHSCT (Comité d’hygiène, de sécurité et des conditions de travail) s’est tenu lundi dans l’établissement à la suite du drame, a indiqué Christophe Prudhomme, dont le syndicat réclame « une expertise sur les risques psycho-sociaux pour l’ensemble du personnel ». En décembre 2015, le cardiologue Jean-Louis Mégnien s’était donné la mort par défenestration à l’hôpital européen Georges Pompidou, à Paris, victime, selon ses proches, de harcèlement moral.

Label : Kangai News

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