Affaire Benalla. Mediapart refuse une perquisition

Affaire Benalla. Mediapart refuse une perquisition

Après les révélations d’enregistrements, une enquête préliminaire est ouverte contre le journal Médiapart

 Mediapart annonce avoir refusé une perquisition dans ses locaux ce lundi 4 février, après les révélations d’enregistrements dévoilant une conversation téléphonique attribuée à Alexandre Benalla. Une enquête préliminaire pour atteinte à l’intimité de la vie privée a été ouverte par le parquet de Paris.

Les dirigeants du site d’information Mediapart ont annoncé lundi avoir refusé une perquisition de leurs locaux dans le cadre d’une enquête pour « atteinte à l’intimité de la vie privée » et sur les conditions d’enregistrement d’une conversation de l’ex-homme de confiance d’Emmanuel Macron, Alexandre Benalla. Mediapart a publié jeudi 31 janvier des extraits d’un enregistrement d’une conversation entre Alexandre Benalla, ancien conseiller d’Emmanuel Macron, et Vincent Crase, ex-employé de LREM et gendarme réserviste. Selon le site d’information, cette conversation a eu lieu le 26 juillet, quelques jours après que les deux hommes ont été mis en examen pour des violences sur des manifestants le 1er mai 2018 et en violation de leur contrôle judiciaire.

Une enquête préliminaire ouverte

Selon une source judiciaire, le parquet de Paris a ouvert une enquête préliminaire pour atteinte à l’intimité de la vie privée et détention illicite d’appareils ou de dispositifs techniques pouvant permettre l’interception de télécommunications ou de conversations. La source judiciaire a précisé que l’ouverture de l’enquête préliminaire, est intervenue à la suite de la réception par le parquet de Paris d’« éléments », dont la nature n’a pas été précisée. C’est dans ce cadre que les deux magistrats du parquet et les enquêteurs se sont présentés dans les locaux de Mediapart « à fin de saisir les enregistrements diffusés la semaine dernière », a-t-on confirmé de même source. Une source proche de l’enquête a ajouté qu’elle n’avait pas été déclenchée à la suite d’une plainte de M. Benalla.

La perquisition refusée

« Deux procureurs, accompagnés de trois policiers, ont voulu perquisitionner ce matin, à 11h10, les locaux de Mediapart dans le cadre d’une enquête ouverte par le parquet pour (notamment) atteinte à la vie privée de M. Benalla », a réagi Mediapart sur le compter Twitter du site.« Cette enquête, qui vise les enregistrements révélés par Mediapart, est susceptible d’atteindre le secret des sources de notre journal », ont-ils ajouté. « C’est pourquoi nous avons refusé cette perquisition. » « Comme on est dans le cadre d’une enquête préliminaire, nous avons le droit de refuser une perquisition et nous l’avons donc évidemment refusée, en nous permettant de commenter cette situation inédite dans l’histoire du journal, et que nous considérons comme particulièrement grave pour le journal », a également expliqué Fabrice Arfi, co-responsable des enquêtes du journal en ligne. Rebondissements Alexandre Benalla a été licencié l’été dernier de l’Élysée après les révélations sur sa participation à la répression de manifestants du 1er-Mai 2018, épisode pour lequel il a été mis en examen. Depuis lors, ce qui est devenu « l’affaire Benalla » ne cesse de rebondir, notamment à propos des relations qu’il aurait pu conserver avec Emmanuel Macron après son licenciement.

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