Adoption de la Déclaration internationale sur les droits des paysans

Adoption de la Déclaration internationale sur les droits des paysans
La déclaration n'est pas contraignante mais incitative. Photo DP

La Haut-Commissaire des Nations Unies aux droits de l’homme, Michelle Bachelet, s’est félicitée de l’adoption par l’Assemblée générale de la Déclaration des Nations Unies sur les droits des paysans et d’autres personnes travaillant dans les zones rurales. L’adoption a eu lieu lundi au siège de l’ONU à New York.

Dans une déclaration, la responsable des droits de l’homme a déclaré que «les paysans nourrissent le monde» mais que leurs droits sont souvent compromis, «y compris leur propre droit à l’alimentation».

Michelle Bachelet souligne que, dans de nombreuses régions, les paysans «font face à des situations terribles aggravées par un déséquilibre des pouvoirs dans les relations économiques» et souligne l’absence de «politiques susceptibles de promouvoir les droits des paysans».

Elle souligne la vulnérabilité des femmes «en raison de la discrimination illégale généralisée qui restreint leur accès, leur utilisation et leur contrôle de la terre», et rappelle que des inégalités de rémunération subsistent.

La cheffe de l’agence des droits de l’homme des Nations Unies rappelle que les paysans et autres personnes travaillant dans les zones rurales sont également «particulièrement vulnérables» aux impacts du changement climatique et de la destruction de l’environnement.

Protéger les paysans

Avec cette déclaration, Bachelet espère renforcer «l’engagement des États» à tous les niveaux «de défendre et de protéger les droits et la dignité des paysans et des autres personnes travaillant dans les zones rurales».

Le représentant a rappelé qu’«ils jouent un rôle clé dans la préservation de notre culture, de notre environnement, de nos moyens de subsistance et de nos traditions et ne doivent pas être laissés pour compte lorsque nous mettons en œuvre l’Agenda 2030 pour le développement durable».

La Déclaration s’appuie sur les normes internationales en vigueur qui concernent les droits de plus d’un milliard de personnes, notamment les paysans, les travailleurs ruraux, les petits exploitants agricoles, les pêcheurs, les pasteurs et autres, en fournissant aux États des indications détaillées sur leurs droits.

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