L’ONU veut une enquête internationale sur la situation des droits humains au Venezuela

L’ONU veut une enquête internationale sur la situation des droits humains au Venezuela
La situation sociale s'est aggravée ces derniers mois au Venezuela. Photo DP

Dans un nouveau rapport publié ce vendredi, l’ONU dénonce l’incapacité des autorités vénézuéliennes à traduire en justice les auteurs de graves violations des droits de l’homme (meurtres, recours excessif à la force contre les manifestants, détentions arbitraires, mauvais traitements et tortures) et souligné l’impact grave de la crise socio-économique dans le pays sur les droits à l’alimentation et à la santé.

Les forces de sécurité gouvernementales au Venezuela mènent « en toute impunité » des tueries injustifiées sans conséquences apparentes et des officiers vénézuéliens soupçonnés de quelque 500 meurtres semblent échapper à la justice, affirme ce rapport du Haut-Commissariat des Nations Unies aux droits de l’homme (HCDH).

Le rapport met en lumière une affaire qui s’est passée au début de cette année et dans laquelle, un officier de police rebelle Oscar Perez et six membres de son groupe ont été abattus alors qu’ils tentaient de se rendre. Les équipes du Haut-Commissaire Zeid pensent que ces derniers ont été exécutés sur ordre de hauts fonctionnaires en violation de leurs droits fondamentaux. « La règle de droit est pratiquement absente au Venezuela. Il faut mettre un terme au règne de l’impunité », a déclaré M. Zeid dans son rapport. Le rapport note toutefois qu’entre 2015 et 2017, quelque 357 agents ont été mis en examen suite à ces 505 meurtres.

De façon générale, le HCDH a qualifié de « lamentable » « la situation des droits de l’homme des Vénézuéliens ». Dans un communiqué rendu public ce vendredi à Genève, Zeid Ra’ad Al Hussein y dénonce la politique de répression des opposants, incluant des exécutions extrajudiciaires, des détentions arbitraires et la torture avec des violences sexuelles, des simulacres d’exécution et des décharges électriques. Ce rapport fait suite à la publication d’un premier rapport publié en août 2017. Le « recours généralisé et systématique à une force excessive pendant les manifestations, et la détention arbitraire de manifestants et d’opposants politiques présumés » y étaient déjà dénoncés.

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