Opinion – Glyphosate : de l’engagement au renoncement par Sébastien Vincini

Opinion - Glyphosate : de l’engagement au renoncement par Sébastien Vincini
Sébastien Vincini, premier secrétaire du PS31

Opinion – Glyphosate : de l’engagement au renoncement par Sébastien Vincini Premier Secrétaire fédéral du Parti Socialiste de Haute-Garonne C’était une promesse d’Emmanuel Macron : «j’ai demandé au Gouvernement de prendre les dispositions nécessaires pour que l’utilisation du glyphosate soit interdite en France dès que des alternatives auront été trouvées, au plus tard dans trois ans», postée sur Twitter suite au vote de l’Europe en faveur du renouvellement de l’autorisation du glyphosate pour 5 ans en novembre dernier.

Cet engagement est loin d’être tenu puisque les amendements de la commission du développement durable, qui posaient un terme au glyphosate en 2021 dans le cadre de la loi Agriculture et Alimentation, ont tous été rejetés par une majorité des député-e-s de la République en Marche dans la nuit du lundi 28 au mardi 29 mai.

Alors que l’argument de «d’abord trouver une solution pour les agriculteurs » s’entend, nous sommes convaincus que le principe de précaution, défendu par les députés européens Eric Andrieu et Marc Terabella, doit être appliqué au plus vite face à cet insecticide qualifié de cancérigène par l’Organisation Mondiale de la Santé.

Nous refusons aussi que le Gouvernement continue de céder sur les aides aux productions biologiques et courbe l’échine sous le poids des lobbys agroalimentaires, symbolisé par le vote des député-e-s de la République en Marche, contre l’interdiction des publicités pour aliments trop gras et l’étiquetage nutritionnel obligatoire.

Face aux fausses promesses du Président Macron, nous demandons au Ministre Nicolas Hulot de fixer les conditions nécessaires et suffisantes à une sortie de l’utilisation du glyphosate pour 2021, comme le Président s’y était engagé, et à protéger nos citoyen-ne-s des lobbys.

Enfin, nous proposons la création d’un groupe scientifique afin d’étudier les méthodes de sortie et d’accompagnement des agricultures d’autres pays européens : Malte, Danemark, Suède, Pays-Bas. Ces pays sont la preuve qu’un accompagnement adéquat des agriculteurs permettra à terme de se passer de cet herbicide cancérigène.


Soyez le premier à commenter

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée.


*


Ce site utilise Akismet pour réduire les indésirables. En savoir plus sur comment les données de vos commentaires sont utilisées.