Toulouse. Bertrand Cantat accueilli par un groupe de féministes devant le Bikini

Toulouse. Bertrand Cantat accueilli par un groupe de féministes devant le Bikini
Bertrand Cantat Par H4stingsTravail personnel, CC BY-SA 4.0

Bertrand Cantat n’a pas déprogrammé les concerts prévus à Toulouse sur la scène du Bikini. Des manifestants sont venus mardi, protester contre la venue de l’homme qui a tué Nadine Trintignant. Dans plusieurs villes, des manifestants ont déjà manifesté pour protester contre le passage de l’ancien chanteur du groupe Noir Désir. Ce qui a provoqué une polémique et l’intervention de nombreuses associations et syndicats, favorables à la réhabilitation du chanteur ou opposés à ses concerts. En Haute Garonne, le parti radical avait notamment indiqué dans un communiqué de presse “« De nos jours où, enfin, les langues se délient pour exprimer les violences subies par les femmes, le Mouvement Radical de Haute-Garonne désapprouve la venue de Bertrand Cantat à Toulouse. Nous considérons que la mise en lumière d’un tel individu est une atteinte portée à la mémoire de toutes les victimes de coups et se fait au mépris des familles endeuillées ».

La ligue des droits de l’homme a rappelé que “Cantat a le droit de chanter, les programmateurs sont libres de le programmer et chacun est libre d’aller le voir, ou pas. Dans un Etat de droit, personne ne se fait justice à soi-même, et personne ne fait justice à quelqu’un d’autre en dehors de la justice” et les juristes de la Ligue des Droits de l’homme de rappeler que la “loi de 2016 dispose dans son article 2 que la diffusion de la création artistique est libre, et l’article 431-1 du Code pénal réprime le fait d’entraver, d’une manière concertée et à l’aide de menaces, l’exercice de la liberté de création artistique ou de la liberté de la diffusion de la création artistique d’un an d’emprisonnement et de quinze mille euros d’amende”.

Bertrand Cantat a tué sa compagne, Marie Trintignant, en 2003 à Vilnius en Lituanie lors d’une dispute, ce qui lui vaut d’être condamné à huit ans de réclusion. Le 29 juillet 2011, son contrôle judiciaire prend fin, sa condamnation se trouvant, huit ans après l’homicide, entièrement purgée. (avec Wikipedia)

Auteur: Mme Aguer Anne
Production: La Dépêche du Midi

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