Syrie : l’ONU prévoit un nouveau convoi humanitaire vers la Ghouta orientale jeudi

Les Nations Unies ont annoncé mardi qu’elles tenteront d’envoyer jeudi un nouveau convoi d’aide humanitaire dans l’enclave syrienne de la Ghouta orientale assiégée par les forces gouvernementales.

« L’ONU et ses partenaires sont toujours prêts à fournir la deuxième partie de l’aide à apporter à Douma le 8 mars comme prévu, mais si les conditions le permettent. Toutes les mesures de sécurité doivent être garanties pour que les humanitaires puissent fournir cette aide », a déclaré Jens Laerke, porte-parole du Bureau de la coordination des affaires humanitaires des Nations Unies (OCHA) à Genève.

Lundi, 14 des 46 camions qui ont pu se rendre dans la région n’ont pas réussi à décharger la totalité de leurs cargaisons en raison des bombardements sur la ville de Douma.



« Mais la mission a dû être interrompue en raison de l’escalade de la violence et de l’insécurité », a fait remarquer M. Laerke. « Après environ neuf heures sur place, la décision a été prise de partir pour des raisons de sécurité et d’éviter de mettre en danger la sécurité des équipes humanitaires sur le terrain ».

Lors d’une conférence de presse mardi à Genève, les enquêteurs onusiens ont estimé que l’attaque chimique en novembre dernier à Harasta, dans la Ghouta orientale, peut « raisonnablement » être attribuée au gouvernement syrien.

Attaques Chimiques



La Commission a également accusé Damas de nouveaux crimes de guerre. Les forces gouvernementales sont mises en cause pour d’autres crimes dans la Ghouta orientale où elles ont recouru de manière indiscriminée à des armes à sous-munitions et ont ciblé des centres de santé. D’autres établissements médicaux ont également été pris pour cible dans deux autres régions dont celle d’Idlib.

De leur côté, les rebelles de la Ghouta orientale sont accusés de continuer leurs violences sur Damas. Ils ont mené sur la capitale syrienne des attaques indiscriminées, qui ont tué ou blessé des dizaines de personnes. Les djihadistes de l’Etat islamique (EI) sont aussi accusés de crimes de guerre à Raqqa pour avoir utilisé des boucliers humains.

Soyez le premier à commenter

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée.


*


Ce site utilise Akismet pour réduire les indésirables. En savoir plus sur comment les données de vos commentaires sont utilisées.