Syrie. les pourparlers de paix prolongés à Genève

L’Envoyé spécial de l’ONU pour la Syrie, Staffan de Mistura, a annoncé jeudi soir que les pourparlers inter-syriens qui se déroulent à Genève continueront jusqu’au 15 décembre.

Lors d’une conférence de presse, l’Envoyé spécial a précisé que les pourparlers organisés dans la ville suisse seront suspendus vendredi soir et reprendront mardi. Une pause qui doit permettre aux délégations du gouvernement et de l’opposition de consulter leurs bases respectives.

Devant les journalistes, M. de Mistura a qualifié de « professionnelle et sérieuse » l’atmosphère dans laquelle se déroule cette 8e série de pourparlers qui a débuté mercredi. L’Envoyé spécial a insisté aussi sur le fait que l’opposition et les représentants de Damas se sont rapprochés physiquement lors des consultations organisées jeudi dans l’enceinte de l’Office des Nations Unies à Genève.

Au Palais des Nations, les deux parties ont discuté avec l’émissaire de l’ONU dans deux salles séparées seulement de quelques mètres, M. de Mistura et son équipe faisant la navette entre ces deux pièces, pour s’entretenir avec la délégation de Damas dirigée par l’ambassadeur syrien à l’ONU, Bachar Jaafari, et l’opposition regroupée sous la Commission syrienne des négociations dirigée par Nasr Hariri.

« Aujourd’hui, nous avons eu pour la première fois une rencontre de proximité, parallèle, très proche, avec les deux parties », a expliqué le médiateur onusien. « Je suis toujours en faveur d’un contact personnel physique entre les interlocuteurs d’une négociation. Mais ce n’est pas ma priorité de voir si les deux côtés se saluent ou se parlent, mais plutôt si on peut obtenir d’un côté comme de l’autre des contacts du point de vue des sujets ».

Lors de ces entretiens, M. de Mistura a rappelé aux délégations de Damas et de l’opposition l’objectif de cette 8e série de pourparlers : la rédaction d’une nouvelle Constitution pour le pays et l’organisation d’élections sous l’égide de l’ONU. Deux questions qui font partie des quatre thématiques aux côtés de la question de la mise en place d’une « gouvernance crédible, inclusive et non-sectaire » et des discussions sur le terrorisme.

Au cours de ce nouveau cycle de pourparlers, l’ONU n’entend accepter de conditions préalables d’aucune des deux parties. « L’opinion est une chose et la précondition en est une autre », a déclaré M. de Mistura. « Nous ne demandons pas de conditions préalables même si à ce stade, rien n’est convenu tant que tout n’est pas convenu », a-t-il insisté.

Plus tôt dans la journée, l’équipe de l’Envoyé spécial avait indiqué que le « le moment est venu de faire de réels progrès en ce qui concerne le processus politique, dans l’intérêt du peuple syrien ». Mercredi, M. de Mistura, avait appelé les délégations à s’abstenir de faire des déclarations visant à « délégitimer » les autres parties. Une façon pour le médiateur onusien de souligner qu’il n’appréciait guère « les déclarations malvenues faites ces derniers jours » devant les caméras.

Soyez le premier à commenter

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée.


*


Ce site utilise Akismet pour réduire les indésirables. En savoir plus sur comment les données de vos commentaires sont utilisées.