Négociations sur la Syrie. les proches de Bachar al Assad ce mercredi à Genève

Après huit mois d’interruption, les pourparlers de paix inter-syriens sous l’égide de l’ONU ont repris, ce mardi 28 novembre, à Genève, avec pour objectif de trouver une issue politique au conflit et de jeter les bases d’une transition.

Lors d’une session lundi du Conseil de sécurité de l’ONU, ce huitième cycle de pourparlers a été qualifié par l’Envoyé spécial de l’ONU pour la Syrie, Staffan de Mistura, de « moment de vérité » pour les parties au conflit.

L’Envoyé spécial a participé mardi matin à une rencontre avec des représentants des cinq membres permanents du Conseil de sécurité, organisée à l’initiative de la France.

Concernant les pourparlers proprement dits, les services de Staffan de Mistura ont confirmé l’arrivée à Genève de la délégation de l’opposition, conduite par le cardiologue Nasr Hariri, qui a déjà l’expérience des négociations de paix.

Lors d’un point de presse ce mardi, la Directrice du Service de l’Information de l’ONU à Genève, Alessandra Vellucci, a rappelé que le 8e cycle de discussions a officiellement commencé aujourd’hui. L’Envoyé spécial va « rencontrer la délégation de l’opposition syrienne un peu plus tard dans la journée », a-t-elle ajouté.

« La délégation du gouvernement n’est pas encore arrivée mais l’Envoyé spécial de l’ONU pour la Syrie a reçu un message disant qu’elle prévoyait d’arriver demain (mercredi) », a dit Mme Vellucci.

Selon le bureau de M. de Mistura, les discussions doivent porter sur les thèmes prévus par la feuille route de la résolution 2254. Pour les délégations de Damas et de l’opposition, l’objectif de cette série de pourparlers de cette semaine sera de parler en priorité de quatre sujets : mise en place d’une « gouvernance crédible, inclusive et non-sectaire », élaboration d’une nouvelle Constitution, préparation d’élections « sous la supervision de l’ONU », discussions sur le terrorisme.

En attendant sur le terrain, les combats se poursuivent notamment dans la Ghouta orientale. Un convoi d’aide humanitaire n’a pu accéder à la zone lundi en raison des violences, a précisé un porte-parole du Bureau des Nations Unies pour la coordination des affaires humanitaires (OCHA). Selon le Programme alimentaire mondial (PAM), trois millions de Syriens vivent encore dans des zones assiégées ou difficiles d’accès, comme dans la Ghouta orientale. En outre, dix millions de personnes sont confrontées en Syrie à des difficultés alimentaires. Selon l’ONU, le nombre de personnes qui dépendront d’une assistance s’élève à plus de 13 millions, dont 5,6 millions de manière importante.

« Les populations continuent de souffrir et avec ces négociations, les organisations humanitaires en appellent aux différentes parties pour donner une chance aux enfants syriens », a dit la porte-parole du PAM, Bettina Luescher, lors d’un point de presse. « Quand nos équipes se sont rendues dans l’Est de Ghouta, les leaders communautaires ont indiqué à nos équipes que certains mangeaient même de la nourriture tirée des déchets alimentaires alors que d’autres dévoraient de l’alimentation des animaux ».

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