Ecriture inclusive ou langage épicène mode d’emploi

Le premier ministre Edouard Philippe a décidé de bannir l’écriture inclusive dans tous les textes officiels. Une circulaire a été rédigée dans ce sens et transmise à tous les ministres. Cette circulaire a désormais force de loi dans l’administration. Mais l’écriture inclusive parfois nommée langage épicène qu’est ce que c’est exactement ?

Selon la définition de l’encyclopédie en ligne wikipedia Le langage épicène est une règle d’écriture qui vise à neutraliser les rapports entre les genres requis par la grammaire, mais éventuellement contraires au sens. En ce sens, le langage épicène est parfois utilisé par des militants afin de promouvoir l’égalité des genres à travers la langue écrite et la grammaire. Les pratiques pour un langage non sexiste, inclusif ou épicène portent sur trois aspects: accorder les noms de métiers et de fonctions au sexe de la personne qui l’occupe ; utiliser des expressions non sexuées, comme « les droits humains » ; utiliser les deux formes grammaticales. Pour cela, il existe deux possibilités : faire figurer les deux formes comme « elles et ils partent en vacances », « he or she » ; utiliser à l’écrit une forme liée par un point, un tiret, une barre oblique, une majuscule etc. comme « ami·e » « participant·e ».

VIDEO – Le ministre de l’éducation, Jean-Michel Blanquer, critique l’écriture inclusive

Label : Le Monde Date d’ajout : 16/11/2017 Description : Le ministre de l’éducation Jean-Michel Blanquer s’est exprimé mercredi 15 novembre devant l’Assemblée nationale sur la question de l’écriture inclusive. Rappelant en préambule que l’emblème de la France est une femme et que le joli mot de « République » est féminin, il a néanmoins prévenu qui serait « vigilant pour qu’il n’y ait qu’une grammaire, comme il n’y a qu’une langue, une République ». Ces propos répondent à une tribune publiée par des enseignants sur Slate qui annoncent qu’ils n’enseigneront plus que « le masculin l’emporte sur le féminin ». En guise de réponse, le ministre avance que les seuls arbitres en matière d’évolution de la langue sont l’usage et l’Académie française.

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