Les hommes du 1er Régiment du Train Parachutiste de Toulouse à l’honneur

Les hommes du 1er Régiment du Train Parachutiste de Toulouse à l'honneur
En 2016, le 1er Régiment du Train Parachutiste de Toulouse Fancazal a réalisé 49 missions et largué quelques 258 tonnes de fret
Les hommes du 1er Régiment du Train Parachutiste de Toulouse à l'honneur
En 2016, le 1er Régiment du Train Parachutiste de Toulouse Fancazal a réalisé 49 missions et largué quelques 258 tonnes de fret

Le ministère de la défense met à l’honneur les parachutistes du 1er RTP cette semaine. Dans son bulletin presse hebdomadaire, le service de communication des armées évoque longuement le savoir faire des hommes de ce régiment stationné à Toulouse Francazal. Le Colonel Nicolas Filser, chef de corps y évoque longuement les techniques déployées. Voici in extenso cette intervention presse :

La livraison par air : « par le ciel, partout, pour tous »

Le colonel Nicolas Filser, chef de corps du 1er régiment du train parachutiste (1er RTP), et l’adjudant-chef Sandro, « chef largueur » dans ce même régiment, sont intervenus pour présenter un savoir-faire unique initié en 1918 et développé par les armées françaises à partir de 1945 : la Livraison par air (LPA). Spécialité du 1 er RTP et de ses 650 parachutistes basés à Toulouse, la LPA est une capacité essentielle, notamment dans les théâtres d’opérations très étendus comme le Sahel.

Elle permet de s’affranchir des contraintes de délais et de terrain, et de ravitailler dans l’urgence si nécessaire. Le 1 er RTP dispose par ailleurs de son propre centre de formation et il faut environ 10 à 15 ans pour être qualifié sur tout le spectre des missions de livraison par air.

au Sahel

La LPA est un savoir-faire complexe en termes de préparation des voiles (jusqu’à 700 m² pour les colis les plus lourds) et de conditionnement et d’équilibrage de la charge pour éviter tout risque de basculement ou tout dommage à l’atterrissage. À partir d’avions de l’armée de l’air, les
« largueurs » du 1er RTP utilisent différentes techniques en fonction de la nature et du poids. Pour les petits colis jusqu’à 225 kg, le largage a lieu par la porte latérale. Les ravitaillements courants jusqu’à 2 500 kg sont effectués par un « largage par gravité », par la porte arrière de l’avion avec un parachute qui s’ouvre par la suite. Enfin, la mise à terre de véhicules (jusqu’à 8 000 kg), comme un blindé, un tractopelle du génie ou encore une embarcation de commando marine, sont réalisés avec la technique du « largage par éjection ». Un premier parachute s’ouvre pour tirer le chargement hors de l’avion, avant qu’un second permette la réception du véhicule à terre. Pour les matériels aérolargables, la
section technique de l’armée de l’armée de terre réalise des essais permettant d’établir une notice de conditionnement qui doit être appliquée à la lettre. Pour le matériel courant ou les vivres, l’expertise et l’expérience du 1er RTP sont sollicités.

conditions aéronautiques, météo ou tactiques

En opération, la précision de la zone d’atterrissage est cruciale. L’équipage de l’avion détermine le
meilleur point de largage en fonction de conditions aéronautiques, météorologiques ou tactiques.
Les multiples capacités de la LPA en font un outil polyvalent, efficace et particulièrement adapté aux situations d’urgence et aux théâtres aux élongations importantes. Ainsi, dès le début de Serval et jusqu’à ce jour à Barkhane, elle a été particulièrement sollicitée comme en témoigne, en 2016, les 49 missions qui ont permis de larguer 258 tonnes de fret de tous types.

Soyez le premier à commenter

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée.


*


Ce site utilise Akismet pour réduire les indésirables. En savoir plus sur comment les données de vos commentaires sont utilisées.