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L’Hiver 2017, le plus chaud de l’histoire ?

L'Hiver 2017, le plus chaud de l'histoire ?
Conséquence de ces chaleurs, la banquise est à son plus bas historique.

Météo France annonce un bilan particulièrement chaud de cet hiver 2017. Peut être le plus chaud de l’histoire à l’échelle de la planète. D’après l’institut Goddard pour les études spatiales de la NASA*, février 2017 est le deuxième mois de février le plus chaud à l’échelle du globe depuis le début des mesures en 1880, avec une anomalie de +1,10 °C. Il est devancé par février 2016 (+1,32 °C) et se positionne devant février 2015 (+0,89 °C). « C’est dans l’hémisphère Nord, et en particulier dans les régions arctiques, que les écarts à la normale sont les plus remarquables » ont souligné les analystes de Météo France en fin de semaine.

un hiver très chaud au pôle nord

Au cours des 3 derniers mois, la majeure partie du globe a enregistré des températures de surface au-dessus des normales climatiques mais c’est dans l’hémisphère Nord que l’excédent thermique a été le plus remarquable lors de la saison hivernale où les anomalies atteignent par endroit plus de 6 °C. Sur les régions arctiques les anomalies moyennées sont souvent comprises entre +2 et +4 °C précise météo France.

Une banquise peu étendue

Conséquence de ce réchauffement, l’extension de la banquise arctique n’a jamais été aussi faible à la fin du mois de février. Selon les données du NSIDC (National Snow and Ice Data Center), exploitant les images satellitaires des 38 dernières années, la surface de la banquise atteignait 14,28 millions de km² fin février, soit 40 000 km² de moins que le précédent record datant de l’année passée et une anomalie de 1,18 millions de km² par rapport à la moyenne de la période 1981-2010 commente t on chez l’opérateur météo.

Vidéo – Une énorme fissure dans la banquise de l’Antarctique, filmée par un drone Le Monde 18/01/2017
Ces images, filmées par un drone, montrent une énorme fissure dans la banquise de l’Antarctique. Ce gouffre de 44 km de long a commencé à se développer en octobre 2016. La station de recherche britannique Halley VI va être déplacée pour des raisons de sécurité car elle n’est qu’à 16 km de la fissure. Il y a actuellement 88 personnes à bord de la station. Le risque : qu’elle se retrouve à la dérive suite à la fonte des glaces.

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