Nouveaux massacres en République Démocratique du Congo

Nouveaux massacres en République Démocratique du Congo
50 personnes auraient été tuées par des troupes entre le 6 et le 8 février, et 101 autres personnes auraient été tuées dans des affrontements avec des soldats entre le 9 et le 13 février.

Nouveaux massacres en République Démocratique du Congo
50 personnes auraient été tuées par des troupes entre le 6 et le 8 février, et 101 autres personnes auraient été tuées dans des affrontements avec des soldats entre le 9 et le 13 février.

Le Haut-Commissaire des Nations Unies aux droits de l’homme, Zeid Ra’ad Al Hussein, a demandé lundi au Gouvernement de la République démocratique du Congo (RDC) de prendre des mesures immédiates pour mettre un terme aux violations généralisées des droits de l’homme, y compris les exécutions sommaires apparentes.

« Il y a plusieurs allégations crédibles de violations massives des droits de l’homme dans les régions du Kasaï, du Kasaï central, du Kasaï oriental et de Lomami, dans le contexte d’une forte détérioration de la situation sécuritaire, y compris des personnes ciblées par des soldats pour leur prétendue affiliation avec une milice locale », a déclaré M. Zeid dans un communiqué. « Il est temps d’arrêter une réaction militaire brutale qui ne fait rien pour s’attaquer aux causes profondes du conflit entre le gouvernement et les milices locales mais vise plutôt les civils sur la base de leurs liens présumés avec les milices », a-t-il souligné.

Les prétendues soldats ont tiré à bout portant sur des victimes non armées alors qu’elles baignaient dans le sang au sol.

Pour le Haut-Commissaire, le gouvernement de la RDC doit veiller à ce que ses forces de sécurité, y compris la police et l’armée, respectent et protègent les vies et ne recourent aux armes à feu « qu’en dernier recours » face à une menace imminente pour la vie ou de blessure grave, « conformément à ses obligations internationales en matière de droits de l’homme ».

Un massacre filmé en direct

Une milice locale liée à un chef coutumier, Kamuina Nsapu, qui a été tué par les forces armées de la RDC en août 2016, est de plus en plus active dans la province du Kasaï central, s’attaquant principalement aux bâtiments gouvernementaux et aux églises ainsi qu’aux forces de sécurité nationales. La milice en question aurait également recruté et utilisé des enfants.

Des séquences vidéo horribles ont émergé au cours du week-end dernier, montrant apparemment des soldats des Forces armées de RDC (FARDC) tirer à plusieurs reprises et sans prévenir sur des hommes et des femmes qui appartenaient prétendument à la milice Kamiuna Nsapu, dans le village de Muenza Nsapu. Les prétendues soldats ont tiré à bout portant sur des victimes non armées alors qu’elles baignaient dans le sang au sol. La mission de l’ONU pour la stabilisation en RDC ( MONUSCO), n’est pas en mesure de vérifier l’origine et l’authenticité de la vidéo. Cependant, le porte-parole du gouvernement de la RDC et ministre de la communication, Lambert Mende, a déclaré que les officiers des FARDC font l’objet d’une enquête judiciaire pour leur comportement lors des récents combats dans le village.

Soyez le premier à commenter

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée.


*


Ce site utilise Akismet pour réduire les indésirables. En savoir plus sur comment les données de vos commentaires sont utilisées.