Toulouse. un homme arrêté pour apologie du terrorisme

Un homme arrêté à Toulouse pour avoir annoncé une attaque terroriste place du Capitole. Vantardise ? Mauvaise blague ou risque réel. La police enquête.

[su_dropcap]U[/su_dropcap]n homme a annoncé une attaque par arme à feu samedi après midi sur la place du Capitole à des étudiants rencontrés par hasard à la sortie de la gare Matabiau. L’homme aurait été interpellé et placé en garde à vue pour des faits qualifiés d’apologie d’actes de terrorisme. Selon France 3 Midi Pyrénées qui cite là des sources policières, l’individu aurait nié les faits et des vérifications seraient actuellement menées par les enquêteurs en charge du dossier. Toujours selon des sources policières, le suspect serait déjà connu des services de police pour des faits d’outrages.

2 Commentaires

  1. Bonjour,

    Je suis l’homme qui a été placé en garde à vue Mardi pour “apologie du terrorisme”, j’ai été relâché cet après-midi avec les excuses du commissariat, les “victimes” ont fait erreur sur la personne en visionnant les fichiers de la police.

    Tout d’abord, bien qu’il y ait globalement du bon dans votre article, il me semble important de préciser que je ne suis pas, comme votre article le suggère, un délinquant multirécidiviste, je suis connu des services de police pour UN délit : outrage à agent.

    Il faut également préciser que les méthodes utilisées par la police sont pour le moins douteuses, collant l’appellation “terroriste” à n’importe quelle agression de rue afin de permettre des violations de domicile légales, sans le recours des autorités supérieures.

    C’est ainsi qu’en plein après-midi, alors que je m’occupais de banalités administratives à la maison, six hommes et femmes armés de fusils à pompe et de pistolets ont fait irruption dans mon salon, pointant leurs armes sur mes colocataires et menottant les deux hommes présents (bonjour la pointe de sexisme dans cette histoire absurde). Ils ont en effet mis en place un véritable assaut sous le simple témoignage de personnes sous le choc d’une agression, sans rassembler la moindre information sur les habitants du lieu, professionnelle, politique ou médicale (mon père, âgé et sensible, vit chez moi et était heureusement absent).
    Une fois menotté, et sans la moindre information sur le motif de leur présence, je suis emmené, subissant les remarques accusatrices des membres de la BAC, me considérant sans aucun doute coupable, arguant que, je cite : “si on vous interpelle, c’est que vous avez fait quelque chose” et que “des personnes comme moi ne méritent pas d’exister”.
    Arrivé au commissariat après une traversée de la ville en trombe, gyrophare sur le toit, ils m’ont laissé patienter un bonne heure avant de m’annoncer pour quel motif j’étais en garde à vue (jusque là je n’avais eu aucune information).
    Il était 18h environ quand ils ont pris ma déposition, avant de m’envoyer en cellule pour y passer la nuit. Ce n’est qu’à 14h le lendemain (mercredi 10 février) après avoir visionné toutes les caméras de surveillance de la gare Matabiau et interrogé ma compagne, qu’ils m’ont enfin présenté la glace sans tain derrière laquelle les plaignants ont pu réaliser leur erreur.

    Voilà comment la police gâche son temps, le mien et notre argent à tous en lançant des opérations dignes du GIPN chez des gens sans histoire.
    Bien sûr il faut leur rendre le fait qu’à force de perquisitionner chez n’importe qui il finiront bien par trouver n’importe quoi.

    Mes colocataires sont choqués, je suis choqué, il serait bon que l’état d’urgence ne serve pas à justifier un travail à la va-vite, je sais que mon histoire n’est qu’un exemple parmi tant d’autres de cette dérive, et que certains ont vécu pire (j’ai somme toute été bien traité par les agents), il n’en reste pas moins intolérable pour une personne interpellée par erreur, de subir une intervention armée à son domicile, traité comme un criminel en dépit de la présomption d’innocence, avant de passer une nuit dans une cellule vide, suintant d’urine et de sueur, à la suite d’un vague témoignage, sans preuve ni enquête préalable
    ;
    Cordialement.

    Un citoyen.

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