Ban ki moon “optimiste” pour le sommet de Paris sur le climat

« 130408 Ban Ki-moon bij Timmermans 1990 (12676924404) » par Ministerie van Buitenlandse Zaken130408 Ban Ki-moon bij Timmermans 1990. Sous licence CC BY-SA 2.0 via Wikimedia Commons.
« 130408 Ban Ki-moon bij Timmermans 1990 (12676924404) » par Ministerie van Buitenlandse Zaken — 130408 Ban Ki-moon bij Timmermans 1990. Sous licence CC BY-SA 2.0 via Wikimedia Commons.
« 130408 Ban Ki-moon bij Timmermans 1990 (12676924404) » par Ministerie van Buitenlandse Zaken130408 Ban Ki-moon bij Timmermans 1990. Sous licence CC BY-SA 2.0 via Wikimedia Commons.

A l’occasion d’une visite à Paris, en France, le Secrétaire général de l’ONU, Ban Ki-moon, s’est dit mercredi prudemment optimiste concernant les efforts mondiaux pour lutter contre le changement climatique, alors qu’un Sommet sur le climat doit se dérouler dans la capitale française à la fin de l’année.

« Les derniers éléments de l’accord sur le climat sont en train d’être négociés. J’espère que la Conférence des Parties qui se tiendra ici en décembre débouchera sur un texte ambitieux d’une réelle utilité », a déclaré M. Ban dans une allocution prononcée devant des ambassadeurs français réunis à Paris.

« Aujourd’hui, je suis prudemment optimiste. Des plans d’action climatique ont été soumis par des pays comptant pour plus de 60% du total des émissions », a-t-il ajouté. « Trois des plus grandes puissances économiques du monde – la Chine, l’Union européenne et les États-Unis – sont déterminées à rechercher une croissance fondée sur des activités à faible émission de carbone et résistantes aux changements climatiques ». S’agissant de la France en particulier, le chef de l’ONU a salué la décision qu’a récemment prise le Conseil constitutionnel au sujet d’une loi ambitieuse sur la transition énergétique.

Ban Ki-moon a également noté que des collectivités locales avaient pris des mesures vigoureuses en matière climatique. « Au cours de l’année écoulée, 17 villes se sont engagées à réduire les émissions de gaz à effet de serre de 80% d’ici à 2050 », a-t-il souligné, précisant que le Pacte des maires, lancé l’an dernier au Sommet sur le climat, compte à présent une centaine de villes.

Selon lui, « partout dans le monde, des particuliers et des chefs d’entreprise visionnaires réclament une action forte dans le domaine des changements climatiques. « A tous les niveaux, dans tous les secteurs et dans toutes les régions, il est de plus en plus largement admis que la croissance économique et l’action climatique ne sont pas incompatibles ».

Selon le Secrétaire général il y a plusieurs conditions pour que le futur accord sur le climat ait de réels effets.

Premièrement, il ne doit laisser aucun doute sur l’engagement irréversible des Etats en faveur de faibles émissions de carbone.

Deuxièmement, il doit s’inscrire dans la durée pour que le secteur privé puisse compter sur des conditions prévisibles et sur des politiques qui lui permettent d’investir dans les énergies propres et des solutions résistantes aux changements climatiques.

Troisièmement, il doit être souple pour que des mesures d’incitation et des cibles ambitieuses, fixées par les pays eux-mêmes en fonction des données scientifiques, puissent être incorporées au fur et à mesure.

Quatrièmement, il doit reposer sur le principe de l’équité, aider les pays en développement à s’adapter et prévoir des mesures de solidarité avec les pays les plus pauvres et les plus vulnérables.

Cinquièmement, il doit prévoir des mécanismes crédibles et bien définis permettant de mesurer les progrès accomplis sur toute une série de fronts, d’;en assurer le suivi et de communiquer des informations transparentes sur ce qui a été fait.

Et sixièmement, des moyens de financement crédibles doivent être mis en place. « Il est impératif que les pays développés donnent, avant la conférence de Paris, des éclaircissements concernant la part des 100 milliards de dollars qui proviendra de fonds publics, et ce qu’;ils feront pour mobiliser des fonds privés », a dit le Secrétaire général, ajoutant qu’;il travaillait « avec les dirigeants des pays du Nord et du Sud pour être sûr que cet objectif sera atteint d’;une façon que tous jugent crédible ».

« L’;accord devra aussi tenir compte du fait que des ressources considérables seront nécessaires à long terme, bien au-delà de 2020 », a-t-il encore dit. « Le Fonds vert pour le climat doit être opérationnel et des ressources doivent pouvoir être déboursées avant la conférence de Paris ».

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