Meurtre de Toulouse : les questions et les zones d’ombre

jeune femme tuée démembrée Toulouse rue MerlyLe cadavre d’Eva, jeune étudiante toulousaine a été retrouvé en début de semaine dans son appartement situé rue Merly au centre ville de Toulouse. Vendredi, 4 personnes ont été mises en examen dans cette sordide affaire. Mais les questions et les zones d’ombre sont nombreuses.

Eva est décédée des suites d’une fracture du crane. Son cadavre a été retrouvé lundi par les sapeurs pompiers alertés par la famille. Son corps gisait dans une caisse en plastique remplie d’acide. La pièce était calfeutrée. L’autopsie réalisée le lendemain a montré que la jeune fille avait été frappé à l’aide d’une barre de fer et d’un poing américain. L’enquête a mobilisé de nombreux policiers. Elle s’est accélérée lorsque l’un des protagonistes s’est présenté au commissariat. 4 personnes ont rapidement été interpellées, placées en garde à vue et mises en examen.  Trois jeunes étudiants ont été placés sous écrou. Ils risquent une peine de prison  à perpétuité dans ce dossier. Le Procureur de la République a estimé que le meurtre avait été commis avec préméditation. Le magistrat a précisé publiquement que la jeune Eva avait été tuée à cause d’une dette de plusieurs milliers d’euros en relation avec un trafic de stupéfiants.

Mais les zones d’ombres, et les interrogations sont encore nombreuses. Explications :

1- Comment ces jeunes sont ils tombés dans le trafic de stupéfiant

Deux étudiants en classe préparatoire math sup math spé, un étudiant d’une école de commerce, et la victime, étudiante à l’Université de Toulouse Jean Jaurès. Selon les premiers éléments de l’enquêtes livrés par le procureur de la République, tous consommaient de la drogue, tous participaient à un trafic.  Des amphétamines. Comment ces jeunes ont ils pris le chemin du trafic de drogue ? Qui les fournissaient ? Comment sont ils rentrés en relation ?

2- Les deux auteurs présumés voulaient ils tuer Eva ou seulement lui donner une leçon ?

Ce sera probablement le coeur du problème juridique soumis aux avocats et aux magistrats en charge du dossier. Avec des conséquences importantes pour le probable procès d’assises. Selon le procureur de la République, il s’agit non d’un accident, -coups et blessures ayant entraîné la mort sans intention de la donner- mais bel et bien d’un meurtre, prémédité. Les termes de la mise en examen ont retenu cette qualification.  Lourde. Mais le représentant du parquet a également indiqué que la jeune victime et ses bourreaux avaient consommé de la drogue avant de passer à l’acte. Cette affirmation soulève plusieurs questions ? Pourquoi avoir consommé de la drogue avec la victime avant de la tuer ? Pourquoi perpétrer le crime dans ce domicile du centre ville où manifestement il était difficile de faire disparaître un cadavre ?

3- Une dette de 6000 euros et beaucoup d’interrogations

Le Procureur de Toulouse a précisé que la victime devait une somme de 6000 euros aux 3 jeunes soupçonnés du meurtre. Cet argent serait lié au trafic de stupéfiants organisé par le groupe. Mais 6000 euros représente un montant important. Dès lors pourquoi les commanditaires du trafic ont ils attendu si longtemps pour en exiger le remboursement ?

3- Pourquoi ne pas avoir déplacé le cadavre

La rue Merly, face au lycée Ozenne, à deux pas de la place Saint Sernin, en plein coeur de Toulouse portera longtemps les stigmates de ce crime horrible. Après avoir tué la jeune Eva, les deux auteurs présumés auraient tenté, avec l’aide d’un troisième homme, de faire disparaître le cadavre. Equation compliquée.  Ils auraient choisi, selon les éléments de l’enquête livrés à la presse, d’accélérer la putréfaction en plongeant le corps dans une caisse en plastique remplie d’acide. Une méthode inspirée d’un épisode de la célèbre série américaine “breaking bad”. Puis couvert l’odeur à l’aide de bombes aérosols. Pourquoi ne pas avoir tenté de déplacer le cadavre hors de la scène de crime où, logiquement, famille et amis de la jeune Eva allaient probablement lancer les recherches ?

2 Commentaires

  1. Cet article pose de bonnes questions … concernant la préméditation retenue pour l’instant par le Procureur, vous relevez ” Pourquoi avoir consommé de la drogue avec la victime avant de la tuer ? Pourquoi perpétrer le crime dans ce domicile du centre ville où manifestement il était difficile de faire disparaître un cadavre ?”…. on peut aussi se demander pourquoi les achats d’acide et de la caisse n’ont pas été faits avant… le mobile impliquant l’étudiant Guillaume est lui aussi sujet à caution, car on peut s’étonner que des jeunes gens missionnés par un tiers pour une expédition punitive n’aient pas recu la meme information quant au montant de la dette, l’un parlant de 6000 euros, l’autre de 1000 euros …. le présumé commanditaire lui parlant de 750 euros

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