Aéroport de Toulouse : L’Etat a officiellement vendu ses actions

rp_aeroport-toulouse-blagnac.jpgL’Etat a officiellement vendu ce vendredi ses actions dans la société gestionnaire de l’aéroport de Toulouse Blagnac.

La publication a officialisé ce jour la vente des 49,9% des parts de la société d’exploitation de l’aéroport de Toulouse-Blagnac à la société Symbiose composée de sociétés chinoises et canadiennes. Cette annonce a provoqué de nombreuses réactions à Toulouse :

Georges Méric, président PS du conseil département de Haute Garonne :

L’État vient de finaliser la cession de 49,99 % de la société d’exploitation de l’aéroport Toulouse-Blagnac.
Nous prenons acte de cette décision en rappelant que le Conseil départemental est et restera opposé à la privatisation de l’aéroport de Toulouse Blagnac.
Le président du Conseil départemental Georges Méric déclare qu’ « il convient maintenant d’assurer le maintien de la majorité publique dans le capital de la société d’exploitation.
Le contrôle par la puissance publique de cet équipement structurant est pour nous une priorité.
Nous demandons avec force au gouvernement d’entendre cette légitime demande et de nous apporter toutes les garanties sur ce point»
Enfin, Georges Méric rappelle qu’il reste particulièrement mobilisé afin que le développement de l’aéroport puisse se faire sans détériorer la qualité de vie des riverains.
Sur proposition du groupe majoritaire, le Conseil départemental se prononcera le 30 avril prochain sur un projet de résolution rappelant sa position.

Jean Luc Moudenc, maire UMP de Toulouse et président de l’agglomération

La cession de 49,9% des parts de l’Etat dans la gestion de l’aéroport de Toulouse-Blagnac, publiée au Journal Officiel, est donc effective.

Depuis le début, Jean-Luc Moudenc, Maire de Toulouse et Président de Toulouse Métropole, a adopté une attitude pragmatique basée sur l’union entre les 4 collectivités (Chambre de Commerce, Métropole, Région et Département), parties prenantes de l’établissement, seule façon de garantir les intérêts locaux.

Commentant cette décision, Jean-Luc Moudenc affirme : “je prends acte de la décision prise par le gouvernement, seul, de vendre et de choisir l’acquéreur qui devient nouvel actionnaire. L’union scellée entre les 4 collectivités, dépassant les clivages politiques, a déjà porté ses fruits. Ainsi, nous avons obtenu le maintien des droits d’usage foncier d’Airbus, qui ne figuraient pas dans le cahier des charges initial de la vente, ainsi que le maintien d’une présence actionnariale de l’Etat à hauteur de 10,01%, ce qui fait perdurer une majorité publique dans la société d’exploitation d’ATB.”

De plus, il rappelle que, au cours des auditions des candidats sélectionnés, des engagements écrits très précis ont été demandés et obtenus :
maintien du même nombre de sièges des collectivités locales au Conseil de Surveillance ;
nécessité d’une majorité qualifiée des 2/3 pour l’adoption des décisions les plus stratégiques (plan stratégique pluriannuel, plan d’investissement pluriannuel, redevances aéroportuaires) ce qui confère de fait un droit de véto aux actionnaires locaux ;
nécessité de l’accord des collectivités pour le développement de l’aéroport, notamment concernant les vols de nuit ;
maintien des avantages acquis et accession à l’actionnariat pour les salariés actuels de l’aéroport dans le cadre plus global d’une politique de ressources humaines ambitieuse ;
implication du nouvel actionnaire dans les projets de développement du territoire.
Pour tout un chacun, Jean-Luc Moudenc réaffirme une donnée élémentaire : l’aéroport et ses infrastructures restent bien la propriété de l’Etat. Seule son exploitation sera assurée par une société de droit privé, comme aujourd’hui, et pour une durée limitée dans le temps.

Jean-Luc Moudenc se félicite de la mobilisation des collectivités locales sur ce dossier : “elles ont obtenu des garanties supplémentaires qui ne figuraient pas dans le schéma initialement prévu par l’Etat, à tel point qu’elles auront dans la future société, des pouvoirs dont elles n’ont jamais disposés jusqu’ici. Je demande donc la conclusion d’un pacte d’actionnaires entre le groupe acquéreur des parts de l’Etat et les collectivités actionnaires, pour formaliser et donner une portée juridique à ces engagements”.

Jean-Luc Moudenc sera d’une vigilance de chaque instant pour que la mise en place de cette nouvelle gouvernance se fasse au service d’un développement mesuré de la plateforme aéroportuaire, dans le respect de la qualité de vie des riverains.

élus écologistes du Conseil régional et de la mairie de Toulouse
Pour les élu-es régionaux EELV et les élu-es EELV de Toulouse Métropole « l’Etat méprise donc les avis du Conseil Général de la Haute-Garonne, de la Mairie de Toulouse, du Comité d’Entreprise de l’Aéroport Toulouse-Blagnac, de nombreuses associations de quartiers, élu-es, syndicat-es et salarié-es de l’aéroport, associations environnementales, citoyennes et citoyens mobilisés contre la cession des parts de l’Etat dans la société ATB ». Pour contrer une mobilisation qui s’accentue (débats dans les collectivités, manifestations à l’aéroport, recours en justice), l’Etat précipite ainsi la signature de cet arrêté.
Cette privatisation est inacceptable. Le pacte secret d’actionnaire donne tous les pouvoirs au gestionnaire choisi par le gouvernement. Arrêtons de croire en une hypothétique minorité de blocage des pouvoirs publics !

Martin Malvy, président PS de la région

Alors que l’Etat vient d’officialiser la vente de 49,9% de la société de gestion de l’aéroport de Toulouse-Blagnac, Martin Malvy, ancien ministre, président de la Région Midi-Pyrénées, a notamment déclaré :

« Majorité maintenue à la puissance publique, respect de la minorité de blocage dont nous disposons aujourd’hui et majorité – c’est-à-dire aux deux tiers – pour les orientations stratégiques et les grands investissements, je maintiens évidemment ce que je n’ai cessé de dire essentiel. Et bien évidemment comme nous l’avons écrit avec le Conseil général et Toulouse, maintien des règles environnementales et notamment en matière de bruit, maintien du pouvoir régalien de l’Etat et respect du statut du personnel. Des garanties nous ont été données sur ces différents points y compris avec l’affirmation du Ministre selon laquelle il n’avait pas l’intention de vendre les parts du capital qu’il possède encore. Nous serons évidemment particulièrement vigilants ».

3 Commentaires

  1. D’ailleurs la FRANCE c’est la FRANCE , et nos charlots de politicart ne sont pas la juste pour faire du commerce lors des élections nous votons pour eux pour que la population soit défendue au nom de la liberté

  2. Nos élus de droite de gauche du milieu écologistes ou autres évitez de faire des commentaires vous êtes nuls il ne fallait pas dire nous sommes étonnés il fallait dire notre TERRITOIRE C’EST LE NOTRE ET VOUS LES ETRANGERS RESTEZ CHEZ VOUS ; il ne faut pas oublier que nous avons été chassés de nos anciennes colonies ce n’est pas pour cela qu’aujourd’hui nous devons nous laisser coloniser

  3. Je trouve qu’il serait bien de défiscaliser des investisseurs francais pour la vente de l’aéroport de Blagnac.

    par contre, il faudrait que le gouvernement intervienne et interdise les décollages de 20 h à 8 heures

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