Opinion – Barrage de Sivens : l’Etat joue la précipitation par France Nature Environnement

Opinion- Barrage de Sivens : l’Etat joue la précipitation, nous ne céderons pas par France Nature Environnement

Demain devait avoir lieu la dernière réunion du groupe de travail mis en place par le ministère de l’Ecologie pour trouver une solution au conflit lié au projet de barrage de Sivens ayant entrainé la mort de Rémi Fraisse, tué par les forces dites « de l’ordre ». Cette réunion est annulée par le ministère de l’écologie sans explication. Les associations FNE, FNE Midi Pyrénées et le collectif pour la sauvegarde de la zone humide du Testet, parties prenantes de cette concertation, ne veulent pas d’une conclusion précipitée. Explications

Ce qui était prévu était déjà insuffisant
A la suite du drame de Sivens, un groupe de travail chargé par Ségolène Royal d’étudier des “solutions alternatives” au barrage contesté de Sivens (Tarn) a démarré le 13 novembre dernier. Dernière des quatre réunions prévues initialement, celle de demain, jeudi réclamée par les acteurs, devait servir à commencer à construire une restitution commune à toutes les parties prenantes, débattue le lendemain, vendredi, avec la ministre de l’écologie. Dès le départ l’ambition de sortir de plus de 10 ans de crise et du drame de Sivens en quatre séances était déjà utopique.

Des conditions de travail chaotiques
Convocation des acteurs régionaux pour une réunion à Paris 24h avant ; annulation d’une réunion prévue à Albi moins de 24h à l’avance sans explication ; le document de 65 pages, déconnecté des contenus des réunions déjà tenues, mais nécessaire pour construire la restitution transmis aux participants 24H avant les débats … La liste des errements s’allonge.

Nous demandons instamment la tenue de réunions supplémentaires
Nous demandons l’organisation de réunions supplémentaires qui permettront de définir, sereinement, une sortie de crise partagée entérinant l’abandon du projet actuel de barrage de Sivens. France Nature Environnement, FNE Midi-Pyrénées et le collectif pour la sauvegarde de la zone humide du Testet demandent, par ailleurs, à être reçus vendredi à Paris, avec les autres acteurs, à condition que cette réunion n’ait pas la prétention d’être conclusive.
Benoît Hartmann, porte-parole de FNE: « Si les conditions d’une réelle concertation ne sont pas réunies, nous nous désolidariserons de la démarche instaurée par le ministère. Il n’est pas question de cautionner un sursaut démocratique de façade. Comment l’Etat compte-t-il réellement rendre la parole citoyenne prescriptive pour que la démocratie participative ne soit plus un simple alibi sans influence ?»

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