Un champion français pour gérer l’aéroport de Toulouse par Chauzy

OPINION – Jean-Louis CHAUZY, Président du CESER Midi-Pyrénées “Un champion français pour gérer l’Aéroport de Toulouse-Blagnac !”

Au moment où le Gouvernement français doit faire le choix du concessionnaire pour gérer l’aéroport stratégique de Toulouse-Blagnac, le CESER de Midi-Pyrénées demande que soit retenue la candidature d’un champion français dans le domaine aéroportuaire.

En effet ni l’Etat chinois, ni le Gouvernement américain ne confient la gestion de leurs aéroports à des pays étrangers, quels que soient les relations d’amitié ou les accords de coopération.

Dans le cadre de la candidature chinoise portée médiatiquement par le groupe canadien SNC LAVALIN, bien connu au plan mondial pour des affaires qui lui ont valu d’être radié par la Banque mondiale selon les informations relayées par Mediapart le 28 Novembre 2014… il faut rappeler que le Gouvernement chinois, véritable décideur de tous les investissements, ne propose aucune réciprocité et n’offre pas ses aéroports ou infrastructures aux Français … Russes … ou Américains.

C’est donc aujourd’hui à la fois un problème de souveraineté, d’émergence de leaders français ADP ou VINCI, de capacités pour l’Etat dont c’est la fonction d’être garant de l’intérêt général avec une stratégie et une vision de long terme…
L’Agence des Participations et des Titres de l’Etat ne saurait brader les intérêts patrimoniaux de l’Etat !

Tous les acteurs économiques partagent ce point de vue, il en est de même des confédérations syndicales et des spécialistes français du commerce extérieur implantés en Chine qui nous alertent sur la fiabilité de groupes candidats à la reprise et s’interrogent sur des propositions trop alléchantes.
Un trafic de voyageurs multiplié par trois, Blagnac n’a pas vocation à devenir Orly… le financement des équipements locaux à réaliser… cela fait beaucoup de promesses et de dépenses pour un investissement seulement de 300 millions d’euros proposés par le consortium chinois.

L’Etat, les collectivités locales avec la CCIT de Toulouse et les banques mutualistes régionales doivent garder le pouvoir de décisions avec un opérateur français parce que l’aéroport de Toulouse-Blagnac avec ses trois zones d’activités constitue en 2014 le premier pôle de croissance et de développement économique de la France avec les fleurons mondiaux de l’industrie aéronautique.

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