Baudis. les hommages

Le décès a surpris de nombreux toulousains. Sur les réseaux sociaux les hommages se multiplient Photo Guillaume Paumier, CC-BY.

La nouvelle de la mort de Dominique Baudis a choqué les toulousains présents sur les réseaux sociaux. Sur facebook ou Twitter des hommages anonymes se multiplient de la part de Toulousains surpris par cette annonce. Jean Luc Moudenc très ému par le décès de son mentor politique a tenu à réunir la presse. A droite comme à gauche les hommages sont nombreux :

François Hollande, président de la République

La France a perdu son Défenseur des droits.

Dominique BAUDIS était, plus que tout, attaché à la liberté. La Liberté de la presse d’abord comme journaliste, et correspondant de guerre au Proche-Orient. Il y fut même blessé. Puis, au sein de l’audiovisuel public, il présenta le journal en veillant à son équilibre malgré des engagements qui étaient connus. C’est en homme épris de Liberté qu’il présida le Conseil supérieur de l’audiovisuel. Il a contribué à moderniser le secteur des médias en développant la télévision numérique terrestre. C’est au nom de la Liberté qu’il entra dans la vie politique. Il exerça les mandats de maire de Toulouse, pendant 18 ans, puis président du Conseil régional de Midi-Pyrénées et député de la Haute-Garonne. Il fut un gestionnaire avisé, légitimement fier de ses résultats en terme de comptes publics. C’est encore en homme de Liberté qu’il fut porté à la présidence de l’Institut du monde arabe pour mieux faire partager les cultures et les civilisations. Enfin, c’est pour la Liberté qu’il accepta de devenir Défenseur des droits en juin 2011. Il sut incarner avec justesse et sagesse cette nouvelle autorité constitutionnelle pour lutter contre les discriminations, protéger les plus vulnérables, notamment les enfants. Il savait ce qu’était l’injustice et la cruauté. Il les avait éprouvées dans leur ignominie quand, accusé par une rumeur honteuse, il avait dû défendre lui-même son honneur. Et c’est avec l’arme de la Liberté qu’il l’a vaincue. J’ai pour Dominique BAUDIS une infinie reconnaissance pour le courage, l’abnégation et la tolérance dont il fit preuve tout au long de sa vie.
J’adresse à son épouse Ysabel, à ses enfants et à tous ses proches mes sincères condoléances.

Manuel Valls Premier ministre

C’est avec une profonde tristesse que Manuel VALLS a appris le décès de Dominique BAUDIS. Journaliste de terrain, grand reporter, Dominique BAUDIS a couvert au début de sa carrière l’actualité du Proche-Orient, avant d’être dans les années 80, en tant que présentateur du journal télévisé, notamment sur le service public, un visage et une voix appréciés des Français. Sa connaissance fine du monde des médias l’a conduit à la tête du Conseil Supérieur de l’Audiovisuel. Le lancement de la Télévision numérique terrestre a alors été son principal cheval de bataille. Président de l’Institut du Monde Arabe en 2007, Dominique BAUDIS a toujours conservé pour cette région du monde un regard d’expert et de passionné. Homme de lettres, il y a consacré plusieurs de ses ouvrages. Dominique BAUDIS s’est également impliqué très jeune dans la vie politique. Maire de Toulouse, ville si chère à son cœur, il s’est aussi investi dans les mandats locaux, en Haute-Garonne et Midi-Pyrénées. Elu et réélu député, européen convaincu, Dominique BAUDIS a également siégé à Bruxelles. Le 22 juin 2011, Dominique BAUDIS avait démissionné de tous ses mandats pour occuper la fonction nouvellement créée de Défenseur des droits. Très attaché à la laïcité, à l’accès de tous à la justice, il a su faire de cette institution un outil au service de ceux qui souffrent. Combattant de toutes les discriminations, intègre et courageux, Dominique BAUDIS était un homme de dialogue, ce qui ne l’empêchait pas d’avoir des convictions. La France perd une voix qui comptait, un défenseur engagé au service de la
République. Manuel VALLS tient à adresser à sa femme, à ses enfants et à ses proches ses sincères condoléances.

Claude Bartolone, président de l’assemblée Nationale

C’est avec émotion et tristesse que j’apprends la disparition de Dominique Baudis. Pendant plus de trente ans, Dominique Baudis a œuvré au quotidien pour l’intérêt général de son pays au travers des responsabilités politiques et publiques qu’il a assumées à Toulouse, en Midi-Pyrénées, en qualité de député à l’Assemblée nationale ou au Parlement européen. Engagé et investi dans la Ville Rose, les Toulousains lui avaient donné leur confiance en le hissant Place du Capitole en 1983. Dominique Baudis était intransigeant avec notre socle de valeurs républicaines et notre pacte de cohésion nationale. Il était de ceux qui portaient avec force l’humanisme de la France, veillait au respect des droits et des libertés notamment depuis qu’il avait été nommé Défenseur des Droits en 2011. En mon nom et au nom de la Représentation nationale, j’adresse à sa famille et à ses proches mes plus sincères condoléances.

Jean François Copé, député, président de l’UMP

J’ai appris avec une immense émotion et une très grande tristesse la disparition de Dominique Baudis, une personnalité remarquable pour laquelle j’avais beaucoup d’amitié et de respect. Dominique Baudis était un homme indépendant, un homme de sagesse qui dépassait les clivages politiques, un homme de passions et de mesure, dont la voix manquera à la vie publique française. Journaliste engagé, maire très aimé de Toulouse pendant près de 20 ans, européen convaincu, homme de dialogue entre les civilisations, profondément investi dans la protection des plus fragiles en tant que défenseur des droits, il a consacré sa vie au service des autres avec un dévouement, une intégrité et un humanisme admirables. A son épouse, à ses enfants, à tous ses proches, au nom de l’UMP, je présente mes plus sincères condoléances

Jean Luc Moudenc, maire de Toulouse

“C’est avec une infinie tristesse et émotion que j’apprends le décès de Dominique Baudis, après son courageux combat contre la maladie. Je lui dois beaucoup : ma formation aux responsabilités municipales et tout ce que j’ai appris en travaillant à ses côtés de longues années, à la fois comme élu et comme collaborateur. Aujourd’hui, je ressens sa disparition comme celle d’un membre proche de ma famille. Toulouse perd celui qui a été le plus grand de ses Maires au cours d’une des périodes les plus heureuses de son histoire. Rappeler la liste des réalisations que notre ville lui doit serait fastidieux. Je n’en retiendrai qu’une, celle dont il était le plus fier, la ligne A du métro. Dominique Baudis, c’était aussi la fidélité à un idéal humaniste, la défense de la Personne humaine, le centrisme démocrate social et l’Europe. Des convictions que nous partagions et qu’il aura servies fidèlement tout au long de sa vie. J’adresse mes pensées les plus amicales et toute mon affection à son épouse, Ysabel, à ses enfants, Florence, Pierre et Benjamin, à sa mère, à ses petits-enfants. Toulouse lui rendra hommage. Je fais immédiatement mettre en berne les drapeaux du Capitole et j’ouvre un livre de condoléances à disposition des Toulousains, à l’accueil au rez-de-chaussée du Capitole.”

Martin Malvy, président de la région Midi Pyrénées

A l’annonce du décès de Dominique Baudis, qui fut président du Conseil régional Midi-Pyrénées de 1986 à 1988, les drapeaux de l’Hôtel de Région ont été mis en berne. Pour Martin Malvy, président de la Région Midi-Pyrénées, « Les Toulousains quels qu’ils soient, ont appris avec émotion la disparition de Dominique Baudis, beaucoup avec une tristesse sincère. Dominique Baudis, issu d’une famille qui avait déjà marqué notre capitale régionale, l’aura incontestablement dominé pendant ses trois mandats de maire en s’identifiant à elle et en l’affirmant priorité de son engagement. Au-delà des amitiés et des oppositions, il restera dans la mémoire des Toulousains et des Midi-pyrénéens au titre des mandats qui furent les siens, de son engagement européen, de son passé de journaliste, des fonctions qu’il a occupées parmi lesquelles je n’oublie pas la présidence du Conseil Régional entre 1986 et 1988. C’est au titre de cette fonction que j’adresse à son épouse, qui fut toujours pour lui d’un grand soutien, à ses enfants, sa famille et ses amis, mes plus sincères condoléances et celles des élus régionaux de Midi Pyrénées. »

Pierre Izard, président du Conseil général de Haute Garonne

Comme tous les Haut-garonnais je suis très touché par la disparition de Dominique Baudis, pour qui j’avais une très grand estime forgée au cours des nombreuses rencontres que j’ai eu avec lui, certes lorsqu’il était maire de Toulouse mais aussi au cours des quatre ans qu’il a siégé au Conseil Général de 1985 à 1989 représentant le canton de Toulouse IV.
Sa passion pour Toulouse nous a permis, au delà de nos divergences politiques, de mener à bien des dossiers importants qui ont donné au chef lieu du département son rayonnement national et international.
C’est dans ce cadre, que nous avons mis en place, une organisation des transports en commun fondée sur le partenariat entre les collectivités qui a prouvé son efficacité. Je n’oublie pas que ce partenariat nous a permis aussi d’entamer la rénovation de nos universités et des principaux bâtiments culturels…Je tiens aussi à saluer l’homme de culture, l’homme de conviction, qualités qu’il a su prouver dans toutes les fonctions qu’il a occupées et notamment jusqu’à ses derniers jours, comme défenseur des droits.
J’adresse à sa famille et à ses proches mes condoléances les plus sincères.

Aurélie Filippetti, ministre de la culture

Un homme respecté et aimé des Français, Dominique Baudis, nous a quittés. C’est avec émotion que je veux saluer tout d’abord le grand journaliste qu’il fut, couvrant dès ses débuts le Liban pendant la guerre civile et plus généralement le Moyen-Orient, et nouant ensuite avec les Français un lien de confiance durable comme présentateur du journal télévisé de TF1 puis de FR3. Je rends hommage également à son exemplarité dans tous les mandats qu’il a reçus du peuple, comme maire de Toulouse, député à l’Assemblée nationale, député européen, président du Conseil régional de Midi-Pyrénées.
Toujours désireux de servir son pays, Dominique Baudis, en tant que Président du Conseil supérieur de l’audiovisuel, fut un régulateur impartial et visionnaire, qui sut moderniser la télévision française en la faisant passer à l’ère numérique avec la TNT, convainquant les sceptiques et surmontant les obstacles. A la tête ensuite de l’Institut du monde arabe, il continua à défendre son idéal d’échange entre les peuples et les cultures. La belle mission de Défenseur des droits lui était naturel, au service de l’équité et du respect des personnes.
La grandeur d’âme et le courage le caractérisaient, depuis son exposition au danger au Liban au service de la liberté d’informer, jusqu’à sa digne défense face aux calomnies les plus viles, nous ne l’oublierons pas.
J’adresse à sa famille et à ses proches mes sincères condoléances.

Najat Vallaud-Belkacem, ministre de la ville

Disparition de Dominique Baudis : la France perd un homme aux convictions profondes et à l’engagement exemplaire.

Christine de Veyrac – député européen

Je viens d’apprendre avec beaucoup d’émotion la disparition de Dominique Baudis.
Je souhaite saluer sa mémoire, son action de maire de Toulouse toujours transpartisane et au service de tous, ainsi que naturellement son engagement constant et déterminé au service de la construction européenne.
Dominique Baudis, dans une carrière très riche, aura aussi été un défenseur constant des libertés publiques : sa disparition est un deuil pour Toulouse, pour l’ensemble de la région Midi-Pyrénées, mais aussi pour l’ensemble de notre pays.

François Briançon

J’apprends avec tristesse la mort de Dominique Baudis, un grand serviteur de Toulouse. Mes condoléances à sa famille et à ses proches.

Pierre Cohen

J’apprends avec tristesse la mort de Dominique Baudis. Journaliste engagé, européen convaincu, maire jusqu’en 2001, Dominique Baudis s’est consacré à Toulouse avec énergie et humanisme, contribuant au rayonnement de la ville. Il a veillé sans relâche à
préserver l’intéret public et les libertés, jusqu’à ses dernières fonctions de défenseur des droits. Cet homme de convictions a marqué l’histoire de Toulouse et les Toulousains, comme il marquera l’histoire de notre vie publique. J’adresse mes plus sincères condoléances à sa famille et à ses proches.

Gérard TREMEGE, maire de Tarbes, conseiller régional et président du groupe Républicains et territoire

C’est avec une profonde tristesse que nous apprenons le décès ce matin, à l’âge de 66 ans, de Dominique BAUDIS. Homme de convictions, de modération et de dialogue, profondément attaché à la Ville de Toulouse (dont il a été le maire de 1983 à 2001) ainsi qu’à la région Midi-Pyrénées (dont il a été le premier Président élu en 1986), Dominique BAUDIS était aussi un grand humaniste en même temps qu’un européen convaincu. Dans le cadre de l’exercice de chacun des mandats (maire, député, conseiller général, conseiller régional, député européen) ou des hautes fonctions (président du CSA, président de l’Institut du Monde Arabe, Défenseur des droits) qui lui ont été confiés, il s’est attaché à défendre les valeurs humanistes et républicaines auxquelles il aura toujours été fidèle. Au cours d’une carrière exceptionnelle, il aura servi sa Ville, sa Région en même temps que son Pays avec passion et mesure.Au nom du groupe Républicains & Territoires, je salue la mémoire de ce grand Midi-Pyrénéen et j’adresse à sa famille de cœur et de pensée mes bien sincères condoléances.

Jean Iglesis, président UDI 31

« C’est avec beaucoup de peine que j’ai appris le décès de Dominique BAUDIS. Mes premières pensées vont à sa famille et en particulier à sa fille Florence à qui j’adresse mes plus sincères condoléances. Plus qu’un grand Maire, Dominique BAUDIS incarnait Toulouse dans sa diversité, son humanité et sa chaleur humaine. Il restera dans nos mémoires comme celui qui a fait prendre à notre ville le virage de la modernité, tout en permettant de conserver l’identité toulousaine. Je voudrais également saluer le centriste aux convictions profondes, très attaché aux libertés individuelles. Dominique BAUDIS était un homme droit, profondément européen. Son décès est une grande perte pour notre ville et notre pays. Il restera à jamais dans nos cœurs comme un exemple à suivre au service des citoyens, de sa ville et de son pays. »

groupe d’opposition Osons Midi Pyrénées Conseil régional

Les conseillers régionaux du groupe Osons Midi-Pyrénées font part de leur profonde tristesse et de leur grande émotion à l’annonce du décès de Dominique Baudis. Ils saluent la mémoire d’un homme qui aura profondément marqué l’histoire politique de la ville de Toulouse, dont il fut le Maire de 1983 à 2001, ville à laquelle il consacra tant de passion et d’énergie, un Maire pour lequel les Toulousains ont toujours témoigné un profond respect et un sincère attachement. Dominique Baudis était également une éminente figure de notre Région Midi-Pyrénées dont il fut le premier Président élu du Conseil Régional, et à laquelle il resta toujours fidèle dans ses engagements et ses différents mandats. Sa droiture et son exigence auront également été reconnues à travers les différentes fonctions qu’il a exercées, avec un sens aigu du consensus et de l’intérêt général, à la tête du Conseil Supérieur de l’Audiovisuel, de l’Institut du Monde Arabe, ou en tant que Défenseur des Droits. Il restera enfin un homme dont les profondes qualités d’humanisme, de tolérance inspirent chacune et chacun des élus de notre groupe, et au-delà, tous ceux qui se reconnaissent dans les valeurs qu’il a toujours défendues. A sa famille, à ses proches et à tous ceux qui aujourd’hui se sentent orphelins, l’opposition régionale présente ses très sincères condoléances.

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