l’Egypte ferme sa frontière avec Gaza

Le Bureau de la coordination des affaires humanitaires des Nations Unies (OCHA) a prévenu lundi que les restrictions imposées par l’Égypte à la frontière entre ce pays et la bande de Gaza aggravent une situation humanitaire déjà précaire pour les 1,7 million d’habitants, notamment en augmentant les pénuries de carburant et en limitant l’accès aux services de santé disponibles en Égypte.

Le point de passage de Rafah est le principal accès au monde extérieur pour les Palestiniens de Gaza qui vivent sous blocus israélien depuis 2007, rappelle dans un rapport le Bureau de la coordination des affaires humanitaires dans le territoire palestinien occupé.

Les restrictions imposées par l’Égypte sont, d’après le régime en place dans ce pays, destinées à lutter contre les activités illégales et l’insécurité dans le Sinaï. Elles limitent considérablement la circulation des personnes par le passage de Rafah, avec pour objectif la destruction des tunnels transfrontaliers par lesquels transitent des biens en direction de Gaza.

De leur côté, les autorités israéliennes ont uniquement autorisé un assouplissement très limité des restrictions draconiennes imposées aux points de passage vers Israël. « La situation humanitaire déjà fragile dans la bande de Gaza a donc empiré », affirme le rapport.

Le point de passage de Rafah est actuellement ouvert six jours par semaine et quatre heures par jour. Il y a encore peu de temps, il était ouvert sept jours sur sept et neuf heures par jour. Seuls les voyageurs autorisés peuvent aujourd’hui franchir la frontière, dont les personnes titulaires d’un visa et les patients en possession des autorisations souhaitées pour se faire soigner à l’étranger.

Le rapport indique également que la plupart des tunnels, qui constituent la principale voie d’accès pour les matériaux de construction et du carburant, ont été fermés. Selon les estimations, seuls 10 tunnels étaient ouverts le 21 septembre, contre plus de 300 au mois de juin. La centrale électrique de Gaza a été contrainte de réduire sa production de kilowatts et risque de devoir s’arrêter complètement si l’approvisionnement adéquat en carburant n’est pas assuré dans les meilleurs délais.

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