Syrie. l’introuvable conférence internationale

Syrie – Le Représentant spécial conjoint des Nations Unies et de la Ligue des États arabes pour le conflit en Syrie, Lakhdar Brahimi, a réaffirmé mardi sa conviction qu’une solution politique est la seule issue possible à la crise dans ce pays, précisant que la conférence internationale prévue pour la résoudre aura bien lieu, même si la date exacte reste à déterminer.

« M. Brahimi reste convaincu que la conférence de Genève II aura lieu », a déclaré sa porte-parole, Khawla Mattar, lors d’un point de presse à Genève, en précisant que la conférence n’aura pas lieu en septembre comme prévu initialement en raison de la situation sur le terrain.

En juin dernier, des discussions se sont tenues quant aux modalités d’une conférence internationale à Genève, avec la participation de hauts responsables des États-Unis, de la Fédération de Russie et de l’ONU, et sous le leadership de M. Brahimi.

L’objectif d’une telle conférence, dont la date n’a toujours pas été arrêtée, serait de parvenir à une solution politique au conflit en Syrie grâce un accord entre le gouvernement et les groupes opposition pour la mise en œuvre intégrale du Communiqué de Genève.

Une réunion prévue demain entre la Russie et les États-Unis a été « reportée, pas annulée », a souligné Mme Mattar. M. Brahimi a émis l’espoir que les trois partenaires ayant initié le processus seraient « en mesure de se rencontrer et de s’entendre sur les détails » du deuxième volet de la conférence de paix pour la Syrie.

De son côté, le Secrétaire général adjoint aux affaires politiques des Nations Unies, Jeffrey Feltman, a rencontré des dirigeants iraniens à Téhéran pour s’entretenir avec eux de la façon dont ce pays peut exercer son influence régionale pour aider à convaincre les parties prenantes en Syrie de reprendre les négociations.

solution militaire

M. Feltman a souligné que l;ONU rejette l’idée d’une solution militaire à la crise et exprimé son appréciation quant aux déclarations faites par des responsables iraniens, qui affirment que le régime iranien est engagé à faciliter une solution politique.

Le Secrétaire général adjoint a notamment rencontré le Ministre des affaires étrangères, Mohammad Javad Zarif, ainsi que les Vice-ministres des affaires étrangères, Mohammad Mehdi Akhoundzadé et Hossein Amir Abdollahian, parmi d’autres responsables iraniens.

Ensemble, ils ont également abordé la question des allégations de l’utilisation d’armes chimiques en Syrie et des moyens de renforcer la coopération entre l’ONU et l’Iran et d’autres Etats pour faciliter le retour de la paix en Syrie.

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