Lorenzo retrouvé mort de faim et de soif : le procès d’un père seul et froid

Hier se tenait devant le tribunal de Vienne le procès du père du petit Lorenzo, retrouvé mort de faim et de soif en avril 2010. L’homme, qui comparaissait seul à la barre, s’est montré insensible face au drame.

Mardi après-midi, c’est seul et sans émotions visibles que le père du petit Lorenzo répondait de ses actes à la barre du tribunal de Vienne. Âgé de seulement dix mois, l’enfant avait été retrouvé mort de dénutrition et déshydratation le 19 avril 2010 au Péage-de-Roussillon, dans l’Isère. Sa mère toxicomane, n’avait pas eu la force de monter les escaliers pour lui amener le biberon et ce durant une semaine, entraînant dans sa négligence la mort de son fils. La famille était pourtant suivie par les services sociaux apprend-on dans LeDauphine.com. Poursuivie pour « délaissement aggravé ayant entraîné la mort », la jeune mère avait été placée en détention provisoire dans la prison de Corbas. Mais celle-ci mit fin à ses jours en août 2011, avant même le début de son procès.

C’est donc seul que le père, âgé de 24 ans, comparaissait ce mardi pour répondre de « soustraction par un parent à ses obligations légales compromettant la santé, la sécurité, la moralité ou l’éducation de son enfant ». En effet, l’homme avait quitté le domicile familial quelques jours avant les faits, suite à une énième dispute conjugale, « tout en connaissant la fragilité de son épouse et sans vérifier qu’elle était en mesure d’assurer la garde de l’enfant », précise le président au journal Le Progrès.

Lors du procès, le prévenu s’est montré de marbre. Les bras croisés, il n’a manifesté aucune tristesse ni regrets. « Le petit sourire totalement inopportun qu’avait monsieur face à certaines questions, nous a fait comprendre que celui-ci n’a pas appréhendé la gravité des faits qui ont entraîné la mort d’un petit enfant », a confié au quotidien Le Progrès Me Crespin, avocat de l’association « L’enfant bleu, enfance maltraitée » constituée partie civile. Le Procureur de la République a quant à lui requis deux ans de prison dont 18 mois fermes, assortis de l’obligation de se soigner, de rechercher une activité professionnelle et d’indemniser les victimes.
Le jugement, mis en délibéré, sera rendu le 26 mars prochain.

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