Toulouse. la course aux élections municipales vient de commencer

En 2008 la liste menée par Pierre Cohen devance celle de Jean Luc Moudenc de 1209 voix Photo Guillaume Paumier / Wikimedia Commons, CC-BY-3.0
En 2008 la liste menée par Pierre Cohen devance celle de Jean Luc Moudenc de 1209 voix. Photo Guillaume Paumier / Wikimedia Commons, CC-BY-3.0

Les élections municipales auront lieu en mars 2014. A Toulouse, en ce début d’année 2013, les principaux candidats se sont positionnés. Pierre Cohen reviendra dans la course. Christine De Veyrac a été adoubée par Jean Louis Borloo. Jean Luc Moudenc devrait mener la liste UMP. A gauche comme à droite le casse tête ne fait que commencer.

Elu avec un peu plus d’un millier de voix d’avance en 2008, Pierre Cohen réussira t il à installer son action dans la durée d’un deuxième mandat ? Autrement dit a t il réussi, après plusieurs décennies de gestion de droite, à dessiner une alternative crédible de gauche ? Face à lui, Christine de Veyrac pour l’UDI et Jean Luc Moudenc pour l’UMP devraient eux aussi se présenter devant les toulousains. Pour l’heure, ni le Front National, ni le Front de Gauche, ni les Verts, ni le Modem n’ont officiellement annoncé vouloir se lancer dans la course.

Cumul des mandats et composition des listes

Dans cette élection “intermédiaire” les têtes de liste devront d’abord composer leurs listes. Premier casse tête, et alchimie complexe composée à la fois de recette politique, de compétence et de possible médiatisation. Les postulants s’activent ça et là. Pierre Cohen et ses concurrents devront panacher leurs équipes en fonction de critères géographiques mais aussi de critères internes à leurs partis. A l’UMP combien de partisans de François Fillon, combien de partisans de Nicolas Sarkozy, quelle place pour les Copéistes ? A gauche, Pierre Cohen était jusqu’à présent entouré d’une très large majorité “d’Aubrystes”. François Hollande est désormais président de la République … Autre épine dans le pied de Pierre Cohen : la position de ses alliés Verts, PRG ou partisans de Jean Luc Mélenchon. En 2008 Cohen avait réussi une mêlée gagnante dès le premier tour. Une gauche en ordre dispersée pourrait être une faiblesse en 2014…

Enfin devrait se poser un nouveau problème pour plusieurs des candidats : la loi interdisant le cumul des mandats de parlementaires avec un executif local pourrait être votée avant l’élection. Dès lors, que feront le député Moudenc et la députée européenne de Veyrac ?

Offre politique et dynamique de campagne

Quel avenir pour Toulouse ? Le changement ? La continuation ? Les propositions des principaux candidats devraient être dévoilées chemins faisant. Il s’agit pour tous les prétendants d’envisager Toulouse en 2020 et au delà. Les principaux dossiers : les transports, l’économie et l’emploi dans la ville rose, la sécurité,  le rayonnement de Toulouse … comment faire de Toulouse, une capitale européenne, un pôle attractif et une ville où il fait bon vivre. Les candidats trouveront ils les mots pour à la fois convaincre les toulousains et envisager un avenir raisonnable pour la 4e ville de France ?

S’agissant de la campagne, elle a déjà commencée avec la multiplication des sorties des candidats. Les postulants devraient désormais labourer les quartiers, serrer des mains, faire  des bises, manger des mille feuilles et surtout tenter de faire passer leur message politique et convaincre leurs interlocuteurs. Les ténors nationaux soutiens des candidats multiplieront les visites.

 

 

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