20e anniversaire de la Direction du Renseignement Militaire DRM

Moins connues que la DGSE, la Direction du Renseignement Militaire vient pourtant de fêter son 20e anniversaire. Service militaire, la DRM capte et analyse les information de nature militaire et technique.

Le ministre de la Défense, Jean-Yves Le Drian, a célébré ce soir le vingtième anniversaire de la Direction du renseignement militaire (DRM) à l’occasion d’une cérémonie organisée dans la cour de l’École militaire, à Paris. Pierre Joxe, ancien ministre de la Défense et créateur de la DRM, était présent à ses côtés.

Créée en 1992 immédiatement après la guerre du Golfe sous l’impulsion du ministre Pierre Joxe, du chef d’état-major des armées, l’amiral Jacques Lanxade, et du général Jean Heinrich, son premier directeur, la DRM a permis de regrouper les moyens de recueil et d’analyse du renseignement militaire dont la dispersion avait jusque-là limité l’efficacité.
Ce grand service de renseignement d’intérêt militaire garantit à la France son autonomie d’analyse et de décision.

En 20 ans, la DRM a appuyé tous les engagements des armées françaises et permis le suivi des nombreuses crises qui ont jalonné la période. Le récent exemple libyen a démontré l’utilité de la DRM pour protéger les populations et permettre à la France de conserver un rôle majeur dans la crise. Outil de connaissance et d’anticipation, la DRM a également étoffé ses capacités techniques et humaines et a établi des liens solides avec les autres services de renseignement français et étrangers.

« C’est une force, qu’il faut constamment cultiver, adapter, moderniser. Nous poursuivrons l’effort engagé au profit de nos moyens humains et techniques de recherche et d’analyse. La DRM doit en bénéficier également, davantage d’ailleurs que cela n’a été le cas dans la mise en œuvre, à cet égard insuffisante, de l’actuelle loi de programmation militaire », a déclaré le ministre de la Défense, Jean-Yves Le Drian.

Le Président de la République a indiqué, dans la lettre qu’il a adressée au mois de juillet dernier au président de la commission du Livre blanc sur la défense et la sécurité nationale, l’attention particulière qu’il attachait au renseignement et à l’action spécialisée : ce sont des éléments clés de notre faculté d’appréciation et de décision, donc de notre autonomie stratégique. Le renseignement constituera une priorité majeure de notre engagement dans les années à venir.

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