Syrie. le conseil de sécurité de l’ONU “condamne” mais n’agit pas

Le Conseil de sécurité a condamné vendredi les récents attentats terroristes d’Alep, en Syrie, qui ont tué des dizaines de civils et ont été revendiqués par un groupe lié à Al-Qaida.

« Les membres du Conseil de sécurité condamnent avec la plus grande fermeté les attentats terroristes commis le 3 octobre à Alep (Syrie), qui ont fait des dizaines de morts et plus d’une centaine de blessés parmi les civils et dont la responsabilité a été revendiquée par le groupe Jebhat al-Nusra, associé à Al-Qaida », selon une déclaration à la presse faite par le Président du Conseil pour le mois d’;octobre, le Représentant permanent du Guatemala, Gert Rosenthal.

Les membres du Conseil « réaffirment que le terrorisme sous toutes ses formes et dans toutes ses manifestations constitue l’une des menaces les plus graves contre la paix et la sécurité internationales et que tout acte de terrorisme est un crime inqualifiable, quels qu’en soient les motifs, le lieu, l’époque et l’auteur », poursuit la déclaration.

Ils se déclarent de nouveau déterminés à lutter contre toutes les formes de terrorisme, conformément aux responsabilités assignées au Conseil par la Charte des Nations Unies.
Ils rappellent aux États qu’ils doivent veiller à ce que toutes les mesures qu’ils prennent pour combattre le terrorisme soient conformes à toutes les obligations que leur impose le droit international, en particulier le droit international des droits de l’;homme, le droit international des réfugiés et le droit international humanitaire.

Jeudi soir, dans une déclaration similaire, les membres du Conseil de sécurité avaient condamné le tir de mortier en provenance de Syrie qui avait tué cinq civils la veille dans la ville turque d’Akcakale et avaient « exigé que de telles violations du droit international cessent immédiatement et ne se reproduisent pas ». Ils avaient également appelé le gouvernement syrien à « respecter pleinement la souveraineté et l’intégrité territoriale des pays voisins ».

Les membres du Conseil avaient également souligné que l’incident d’Akcakale démontrait que la crise en Syrie avait un grave impact sur la sécurité des pays voisins et sur la paix et la sécurité dans la région.

Auparavant, le Secrétaire général, Ban Ki-moon, s’était déclaré alarmé par l’escalade des tensions à la frontière entre la Syrie et la Turquie et avait demandé à toutes les parties de faire preuve de la plus grande retenue.

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