Guerre en Syrie et risque nucléaire

Le Directeur général de l’Agence internationale à l’énergie atomique (AIEA) a jugé lundi insuffisante la coopération de l’Iran, de la République populaire démocratique de Corée (RPDC) et de la Syrie pour résoudre les questions en suspens concernant leurs activités nucléaires respectives. « Chaque cas est différent, mais ces pays ont un trait en commun : leur échec à remplir leurs obligations. Faire face à des cas tels que ceux-ci représente un des défis majeurs auxquels que devra relever l’Agence dans les années à venir », a estimé Yukiya Amano.

Les activités de vérification concernant ces trois pays figuraient au nombre des questions soulevées par le Directeur général dans le discours qu’il a prononcé lors de la Conférence générale annuelle de l’AIEA, qui a commencé ses travaux aujourd’hui à Vienne en présence de représentants des 155 États Membres.

« L’Iran ne fait pas preuve de la coopération nécessaire pour nous permettre de fournir des assurances crédibles quant à l’absence de matériaux et d’activités nucléaires non déclarés sur son territoire. Par conséquent, nous ne pouvons pas conclure que les matériaux nucléaires en Iran sont exclusivement destinés à des activités pacifiques », a-t-il expliqué.

S’agissant de la Syrie, le Directeur général a signalé qu’il était plus que probable qu’un bâtiment détruit sur le site de Dair Alzour ait dissimulé un réacteur nucléaire qui aurait du être déclaré à l’AIEA. « Je réitère ma demande à la Syrie de poursuivre les discussions avec l’Agence en vue de répondre aux questions en suspens », a-t-il ajouté.

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