Syrie. lieu d’un nouveau massacre, le site de Mazraat al Qubeir interdit aux observateurs de l’ONU

Les observateurs des Nations Unies en Syrie ont été empêchés jeudi de se rendre dans le village de Mazraat al Qubeir, où ils comptaient vérifier les informations selon lesquelles des crimes de masse auraient été commis.

« Les observateurs se sont heurtés à trois obstacles. Tout d’abord, ils ont été bloqués à des points de passage dressés par l’armée syrienne et dans certains cas contraints de faire demi tour. Ensuite, certaines patrouilles d’observateurs ont été empêchés de se déplacer par des civils. Enfin, certains résidents de la zone ont alerté de risques potentiels pesant sur nos observateurs s’ils pénètrent dans le village », a expliqué le Chef de la Mission de supervision des Nations Unies en Syrie (MISNUS), le général Robert Mood.

« En dépit de ces défis, les observateurs n’ont pas renoncé à entrer dans le village pour tenter d’y établir les faits sur le terrain », a t il ajouté. Relayé par les médias, des activistes syriens affirment que les troupes gouvernementales auraient massacré au moins 78 habitants de Mazraat al Qubeir, situé près de la ville de Hama. Jeudi matin, la MISNUS a déployé des observateurs vers le site.

Les Nations Unies estiment à près de 10.000, principalement des civils, le nombre de personnes tuées en Syrie et à des dizaines de milliers celui des personnes déplacées depuis le début du conflit en Syrie il y a environ 15 mois.

Dans sa déclaration, le général Mood a également fait part de la préoccupation de la MISNUS devant les restrictions imposées aux déplacements de ses observateurs, dans la mesure où elles compromettent leur capacité à surveiller, observer et informer.

Le Conseil de sécurité avait établi la MISNUS en avril afin de surveiller la cessation des violences en Syrie et la pleine mise en oeuvre du plan de paix en six points proposé par l’Envoyé spécial conjoint des Nations Unies et de la Ligue des États arabes, Kofi Annan.

Ce plan appelle à la fin des violences, à l’ouverture d’un accès aux agences humanitaires, à la libération des détenus, au début d’un dialogue politique inclusif qui prenne en compte les aspirations du peuple syrien, ainsi qu’à un accès sans entrave pour les médias internationaux et au respect des libertés civiques de tous les Syriens.

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