De nouvelles violences ente le Soudan et le sud Soudan inquiètent la communauté internationale

Le Conseil de sécurité s’est déclaré profondément préoccupé cette semaine par les violences transfrontières répétées entre le Soudan et le Soudan du Sud, estimant que cette situation constituait une grave menace pour la paix et la sécurité internationales.

Dans une déclaration de la Présidence du Conseil, les membres du Conseil de sécurité « exigent de toutes les parties qu’elles cessent les opérations militaires dans les zones frontalières et mettent fin au cycle de violence ».
Le Conseil exige en outre que les gouvernements des deux pays « s’abstiennent de prendre toute mesure susceptible de nuire à la sécurité et à la stabilité de l’autre pays » et condamne toute action prise par des groupes armés en vue de renverser par la force ces gouvernements.

80.000 réfugiés

Par ailleurs, le Conseil de sécurité demande aux gouvernements soudanais et sud-soudanais de parvenir à un accord sur le statut des zones contestées le long de la frontière entre les deux pays, et « d’arrêter puis mettre en oeuvre sans délai un mécanisme et un calendrier pour la délimitation de la frontière sous l’;égide du Groupe de mise en oeuvre de haut niveau de l’Union africaine en tant que facilitateur ».

Le Conseil estime que la mise au point des arrangements pétroliers et financiers entre les gouvernements soudanais et sud-soudanais représente un élément essentiel de la sécurité, de la stabilité et de la prospérité des deux pays en tant qu’États viables. Il affirme que toute mesure unilatérale liée au secteur pétrolier nuit à la sécurité, à la stabilité et à la prospérité des deux États.
Le représentant du Soudan auprès des Nations Unies a assuré que son pays avait la « ferme intention d’aboutir à une solution négociée de toutes les questions en suspens entre les deux Gouvernements ».
Le représentant du Soudan du Sud a, pour sa part, affirmé que son pays s’était engagé à faire en sorte que deux États viables puissent « vivre côte à côte en paix ». « Nous suivons une politique de non-ingérence dans les affaires d’un autre État souverain », a-t-il déclaré, en précisant que le Soudan du Sud avait été « injustement accusé d’avoir à plusieurs reprises appuyé des mouvements d’opposition au Soudan ».

Pour sa part, le Haut commissariat des Nations Unies pour les réfugiés (HCR) a indiqué mardi qu’un renouveau des combats dans les zones frontalières contestées entre le Soudan et le Soudan du Sud générait un déplacement croissant de population en quête de sécurité vers l’Etat du Haut Nil au Soudan du Sud et vers l’ouest de l’Ethiopie.
« La semaine dernière, le personnel du HCR a enregistré 2.287 nouveaux arrivants dans les sites de réfugiés de Doro et de Jammam dans le Haut Nil, portant ainsi à plus de 80.000 le nombre total des réfugiés enregistrés dans cette région”.

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