1 an après Fukushima. le Japon et l’ONU réfléchissent à une meilleure prévention des catastrophes

Les consultations sur un nouveau plan international pour la réduction des pertes lors des catastrophes vont commencer, ont annoncé lundi la Représentante spéciale des Nations Unies pour la Stratégie internationale de prévention des catastrophes (SIPC), Margareta Wahlström, et l’Ambassadeur du Japon auprès des organisations internationales à Genève, Yoichi Otabe. Les consultations font partie des préparations à la Conférence mondiale sur la réduction des catastrophes qui aura lieue au Japon en 2015.

« Le cadre d’actions de Hyogo (CAH) 2005-2015 : Construire la résilience des nations et des communautés » servira d’inspiration pour répandre la culture de la prévention des catastrophes dans le monde. Le cadre de Hyogo avait été adopté lors de la première conférence sur la prévention des catastrophes qui a eu lieu en janvier 2005 à Kyoto au Japon.

« Alors que nous allons commémorer le premier anniversaire du Grand tremblement de terre de l’est du Japon le 11 mars, le début des consultations sur le cadre post-CHA est une occasion de reconnaitre la dette du monde au Japon quand il s’;agit de partager ses expériences et son savoir sur la réduction des risques et sur la préparation », a déclaré Mme Wahlström.

« Les expériences acquises lors du Grand tremblement de terre de l’est du Japon seront une contribution importante pour préparer le monde à faire face aux défis des risques de catastrophes dans le monde urbanisé et mondialisé du 21ème siècle où un hasard naturel peut enclencher une série d’;évènement catastrophiques qui peuvent détruire des vies et des moyens de subsistance à moins que nous faisons une évaluation réaliste des risques et nous prenons les mesures appropriées », a-t-elle ajouté.

De son côté M. Otabe a rappelé que le Grand tremblement de terre de l’est du Japon a confirmé le besoin et l’importance de la réduction des risques de catastrophes au 21ème siècle. Le développement est souvent dérouté par les catastrophes, parfois même inversé. Les investissements dans la réduction des risques et pour le renforcement de la résilience sont donc bénéfiques pour le développement durable.

« Le cadre de Hyogo offre un outil d’;analyse pour mesurer les progrès vers la réduction des pertes lors de catastrophes naturelles et encourage à la planification stratégique et axée sur l’;action. Des progrès ont été faits mais il faut faire plus pour réduire les risques. Le Japon accueillera une conférence internationale dans la région dévastée de Tohoku cet été pour renforcer la coopération internationale sur le résilience face aux catastrophes naturelles et pour entamer les discussions sur le nouveau cadre post-CAH », a expliqué M. Otabe.

« Ce nouveau cadre prendra en compte la réduction des risques de catastrophes dans la politique de développement durable après les Objectifs du millénaire pour le développement. », a-t-il ajouté.

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