Trafic de drogue et piraterie menacent l’Afrique de l’Ouest

Une augmentation du crime organisé transnational, du trafic de drogue et de la piraterie menace la paix et la stabilité en Afrique de l’Ouest et au Sahel, a déclaré mardi le Secrétaire général de l’ONU, Ban Ki-moon, qui a appelé à un accroissement des efforts régionaux pour affronter ces fléaux.

Dans un exposé devant le Conseil de sécurité, le Secrétaire général a également évoqué le soulèvement qui a eu lieu en Libye et ses répercussions dans les régions avoisinantes, telles que les flux d’armes.

Le Secrétaire général a attiré l’attention du Conseil sur la crise alimentaire aggravée qui affecte l’Afrique de l’Ouest et le Sahel et sur les conflits qui touchent aujourd’hui des millions de personnes. « Il pourrait même y avoir des liens entre des groupes d’insurgés, des groupes criminels et des organisations terroristes », a-t-il dit, soulignant les craintes qui existent de voir dans cette région une crise de la même ampleur que celle qui a frappé la Corne de l’Afrique. « Ceci doit à tout prix être évité », a-t-il déclaré.

Le Secrétaire général a affirmé que les gouvernements de la région ouest-africaine et sahélienne auraient besoin du soutien des organisations régionales et, plus largement, de la communauté internationale en vue de consolider et d’appuyer les capacités requises dans les domaines du partage des informations, de la prévention, des enquêtes, de l’application de la loi et de la surveillance des frontières. Il convient aussi, a poursuivi M. Ban, de renforcer la capacité des opérations de maintien de la paix dans la région en intégrant des unités spécialisées dans les missions déployées par l’Organisation des Nations Unies afin de compléter les efforts des forces de police des États et des agences chargées de l’application de la loi.

Le Secrétaire général s’est dit particulièrement préoccupé par les activités terroristes, faisant notamment référence aux observations formulées par la mission d’évaluation qu’il avait dépêchée en décembre 2011 pour examiner les effets de la crise libyenne au Sahel.

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