Hommage international pour l’artiste catalan Antoni Tàpies

La Directrice générale de l’Organisation des Nations Unies pour l’éducation, la science et la culture (UNESCO), Irina Bokova, s’est dite mardi profondément attristée d’apprendre la disparition de l’artiste et plasticien espagnol Antoni Tàpies, immense figure de l’art contemporain.

« Antoni Tàpies a révolutionné l’art abstrait en inventant un langage formel d’une rare intensité, à partir de matériaux simples et avec une grande économie de moyens. Sa disparition est une perte immense pour tous les amoureux de l’art », a déclaré la Directrice générale. « J’adresse aujourd’hui mes sincères condoléances à sa famille, à la belle ville de Barcelone qu’il aimait tant et à laquelle il a tant donné, ainsi qu’au gouvernement et au peuple espagnol. »

Profondément marqué par la guerre civile espagnole, Antoni Tàpies avait fait de la recherche de la paix et de la défense des droits de l’homme des moteurs de sa créativité. Il avait fait don de l’une de ses oeuvres « totes les coses » (toutes les choses) à la Maison de l’UNESCO, en 1995, à l’occasion du 50e anniversaire de l’Organisation.
Antoni Tàpies est né le 13 décembre 1923 à Barcelone. Après avoir effectué des études à la Faculté de droit de l’Université de Barcelone, il se tourne définitivement vers l’art dans les années 1940. Il devient dès 1948 l’un des fondateurs du mouvement «Dau al Set»; apparenté au mouvement dadaïste, celui ci prône le non respect des conventions et la liberté de l’art, qui doit être un art humain, et souvent dérisoire.

Après la guerre il côtoie Braque, Chagall, Giacometti, Calder et Picasso et expose en 1958 à la Biennale de Venise. Lauréat du prix Carnegie de Pittsburgh, lion d’or de la Biennale de Venise et récompensé par l’UNESCO, Antoni Tàpies était reconnu dans le monde entier, pour son engagement à « retrouver l’homme dans toute sa pureté ».
M. Federico Mayor, Directeur général de l’UNESCO de 1987 à 1999, avait proposé à Antoni Tàpies de créer une oeuvre pour l’Organisation, aujourd’hui exposée au Siège de l’UNESCO, à Paris.

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