Le kényan Korir remporte le marathon de Toulouse en 2h11

marathonPour sa cinquième édition sous un soleil printanier, et malgré un fort vent d’autan, tous les records ont été battus sur le marathon de Toulouse. Ceux des chronos masculins et féminins, ceux de la participation avec plus de 3400 inscrits en individuels et près de 500 équipes de quatre coureurs.

Serge Lévy, en charge du plateau élites, avait bien fait les choses.  Une poignée de Kenyans, quelques Ethiopiens et autres Russes avaient fait le déplacement dans la ville rose pour se mesurer.  D’entrée, le rythme est plus rapide qu’en 2010. Nettement. On passe en 15’30” au 5 km et en un peu moins de 31′ au 10. Les lièvres de service font à merveille leur boulot. Les coureurs sont sur les bases de 2h10′. Nicolas Fernandez, le local de l’étape, tient le choc. Il avait promis de tenter le tout pour le tout, lui qui avait enthousiasmé le public l’an passé en 2h24′ pour un premier essai sur la distance. Il devra pourtant très vite rentrer dans le rang. Une dixième place au final avec leadership régional tout de même, sans souci…

Devant, une fois le travail des lièvres terminé, les Kenyans sont donc livrés à eux-même. Benjamin Bitok, triple vainqueur ici, ne semble pas au mieux.Il grimace en fin d’un groupe composé de cinq hommes. Il semble s’accrocher et fait l’élastique. Le passage au semi s’effectue en 1h05’20”. Le record semble acquis. Pourtant le fort vent d’autan qui souffle dans la vallée de la Garonne va perturber quelque peu la donne. Les longues lignes droites entre Launaget et Aucamville sapent le moral de pas mal de marathoniens. David Kiprono Langat essaye d’accélérer un peu à l’approche du 30 ème kilomètre. Mais face au vent, il faut être suicidaire pour tenter sa chance. Bref le rythme baisse. On passe en 1h34′ au 30 ème. On se demande à nouveau si les 2h12′ vont pouvoir se faire. C’était sans compter sur les vélleités d’un homme. Patrick Korir en a gardé sous la semelle. Il sent que le record est en train de leur échapper. Il place un contre au 36 ème kilomètre. Terrible accélération qui prend tout le monde de court. John Mutai essaye de revenir. Trop tard. Le trou est fait. Même Bitok ne pourra rien y faire. Korir prendra donc ses responsabilités et avec cette attaque au bon moment. Il finit en 2h11’36”. Avec une minute d’avance sur l’ancienne marque. Benjamin Bitok a réussi à garder sa deuxième au prix d’un bel effort solitaire. En 2h12’22”, il fait également mieux que sa propre marque de 2010. Ils sont cinq à descendre sous les 2h15’…

Chez les féminines, ce fut tout aussi indécis et tout aussi serré. Alice Serser, qui disputait là son deuxième marathon, attendra le 35 ème kilomètre, elle aussi, pour tenter sa chance. Jusque là un groupe de quatre féminines restera compact, mené par un lièvre de luxe en la personne de Jérôme Bellanca… Elles passeront en 1h16’40’ au semi, largement en avance donc sur les temps du record de la course, détenue depuis la première édition en 2h29’53” par Tatiana Mironova. Alice finit en 2h37’06” et Shewaye en 2h37’24”. Toutes deux largement en deçà du record… Christelle Monier, la Narbonnaise, est première française en 2h49’35”.

Sur l’épreuve relais, l’équipe du matériel de l’armée de Terre, en présence du colonel Odeyer, chef de corps du 3ème RTMA de Muret, remporte une nouvelle fois l’épreuve. C’est la troisième fois d’affilée… Julien Casoni l’emporte lui sans souci en handisports.

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