Nouvelle flambée de violences au Yemen

Le Haut commissariat des Nations Unies aux droits de l’homme (HCDH) a vivement condamné mardi les meurtres de plusieurs manifestants majoritairement pacifiques par les forces de l’ordre yéménites à Sana’a et Taëz depuis samedi 15 octobre. Des centaines de personnes auraient également été blessées par l’usage disproportionné de la force contre des manifestants non armés.

« Nous sommes très préoccupés par le fait que les forces de sécurité continuent d’utiliser une force excessive dans un climat d’impunité totale avec des lourdes pertes en vies et de nombreux blessés, malgré des promesses répétées du gouvernement de cesser la violence aveugle. Nous réitérons notre appel pour une enquête internationale indépendante et transparente afin de rétablir la responsabilité et la justice, » a déclaré le porte-parole du HCDH, Rupert Colville, lors d’un point de presse à Genève.

« Ceux qui sont responsables des centaines de morts depuis le début du mouvement de protestation au Yémen il y a plus de huit mois doivent rendre des comptes, quelle que soit leur rang ou leur titre, » a-t-il poursuivi.

Le HCDH a également demandé aux opposants armés au gouvernement à retirer les armes de l’espace public utilisé par des manifestants pacifiques et de cesser les attaques armées à partir de zones densément peuplées.

« Nous sommes troublés par les conditions de vie des résidents de Sana’a et de Taëz qui ne cessent de se dégrader, en particulier pour les plus pauvres, » a indiqué le porte-parole du HCDH.

M. Colville a rappelé que la législation internationale interdit l’octroi d’amnisties qui empêcheraient les poursuites judiciaires contre des individus suspectés de crimes de guerre, de crimes contre l’humanité ou de violations graves des droits de l’homme.

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