Syrie : plus de 3000 morts dont 187 enfants

La Haut commissaire des Nations Unies aux droits de l’homme, Navi Pillay, a exprimé vendredi sa préoccupation sur la dégradation de la situation des droits de l’homme en Syrie, le bilan de pertes de vies humaines qui ne cesse de s’alourdir. Elle a exhorté la communauté internationale à prendre des mesures immédiates pour protéger le peuple syrien.

« Depuis le début du soulèvement en Syrie, le gouvernement a fait systématiquement usage excessif de la force contre des manifestants pacifiques. Des tireurs embusqués sur les toits des maisons, l’usage de la force contre tous les manifestants sans distinctions, y compris des tirs à balles réelles, et le bombardement à l’artillerie de quartiers résidentiels sont devenus des faits courants dans de nombreuses villes syriennes », a rappelé Mme Pillay.

Le nombre de personnes tuées depuis le début de la violence en mars a désormais dépassé les 3.000, y compris au moins 187 enfants. Au moins 100 personnes auraient été tuées depuis 10 jours selon le Haut commissariat des Nations Unies aux droits de l’homme (HCDH). À cela s’ajoute plusieurs milliers d’arrestations, de détentions, de disparitions forcées et de victimes de la torture.

« Des familles à l’intérieur et à l’extérieur du pays ont été harcelés, intimidés, menacés ou battus. Alors que de plus en plus de membres des forces armées refusent d’attaquer des civils et en conséquences rejoignent l’opposition, la crise est en phase de se dégénérer en lutte armée », a averti la Haut commissaire.

« Le gouvernement syrien a manifestement manqué à son obligation de protéger sa population, et refuse d’écouter les appels de la communauté internationale lui demandant de coopérer avec les enquêteurs internationaux, » a-t-elle poursuivie.

Selon Mme Pillay, c’est désormais à l’ensemble des membres de la communauté internationale de prendre la responsabilité de protéger la population syrienne de manière collective, avant que la répression brutale et les tueries ne mènent le pays vers une guerre civile complète.

« Les droits universels à la vie, à la sécurité et à la liberté sont en jeux. Ces droits ne doivent jamais être mis de côté pour des intérêts politiques. La communauté internationale doit parler d’une voix et agir pour protéger le peuple syrien, » a souligné Mme Pillay

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