L’ONU réclame plus d’efforts pour l’aide au développement de l’Afrique

À l’occasion de la publication d’un rapport d’évaluation des progrès qui ont été faits en Afrique vers l’accomplissement des Objectifs du Millénaire pour le développement, la Vice Secrétaire générale des Nations Unies, Asha-Rose Migiro, a noté que l’Afrique était sur le bon chemin, mais que cela n’allait pas assez vite.

« Les progrès sont très inégaux. Certaines régions avancent plus rapidement que d’autres, et dans ces régions, certains pays se débrouillent mieux que d’autres, et même à l’intérieur des pays, certains groupes devancent d’autres. Ce rapport est un véritable trésor d’informations sur les mesures qui fonctionnent et celles qui ne fonctionnent pas, » a déclaré Mme Migiro.

Le rapport confirme les cinq domaines que le groupe de pilotage africain des OMD avaient déjà identifié comme vecteurs de réel impact. Ces domaines sont l’agriculture, la sécurité alimentaire, la santé, l’éducation, les infrastructures et tout ce qui facilite les échanges commerciaux.

Les gouvernements africains doivent appuyer leurs promesses avec des ressources et allouer des fonds aux services sociaux en même temps qu’ils agissent pour honorer leurs engagements en termes de bonne gouvernance. « Les bailleurs de fonds devraient appuyer ces efforts nationaux. J’exhorte les partenaires internationaux, y compris les acteurs traditionnels et émergents à renforcer leur soutien, » a dit Mme Migiro.

Les progrès récents pour atteindre les OMD se sont en effet produits dans une conjoncture difficile marquée par la hausse des prix de carburants et des aliments et en temps de crise financière. L’Afrique a besoin de ressources fournies de façon prévisible pour répondre aux défis auxquels fait face le continent. Cependant, les perspectives d’une augmentation de l’aide publique au développement (APD) ne sont pas encourageantes, notamment étant donné le déséquilibre fiscal croissant des pays développés.

À cela s’ajoutent d’autres problèmes qui menacent les progrès qui ont été faits difficilement dans l’effort de développement africain, comme les changements climatiques et les catastrophes naturelles qui affligent plusieurs régions du continent.

« Le développement durable n’est plus une option. C’est la seule façon de confronter et de surmonter ces problèmes qui sont liés entre eux. C’est pour cela que la Conférence de Rio+20 sera si cruciale. Elle nous offrira l’occasion de revoir notre approche concernant l’énergie, l’alimentation, l’accès à l’eau, la croissance économique et d’autres questions de première importance, et de les relier les unes aux autres, » a souligné la Vice Secrétaire générale de l’ONU.

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