“Troy Davis n’a pas eu droit à un procès juste et équitable”

Le Haut commissariat des Nations Unies aux droits de l’homme (HCDH) a vivement regretté vendredi l’exécution cette semaine de Troy Davis aux Etats Unis, soulignant que la procédure ayant conduit à sa mort pourrait avoir violé le droit international.

Les autorités de l’Etat de Géorgie ont exécuté M. Davis par injection létale mercredi soir pour le meurtre d’un officier de police en 1989 et après que son ultime appel a été rejeté.

Une porte parole du HCDH, Ravina Shamdasani, a déclaré à des journalistes vendredi à Genève que le Haut commissariat était préoccupé par le fait que les droits de M. Davis à un procès juste et équitable n’aient pas été respectés.

Elle a ajouté que par conséquent, la Convention internationale sur les droits civils et politiques et d’autres lois internationales pourraient avoir été violées.
Avant l’exécution, un groupe d’experts indépendants des Nations Unies avaient déploré que la condamnation de Troy Davis ait principalement reposé sur les témoignages de personnes dont les déclarations contenaient de sérieuses incohérences. Nombre de ces témoins ont affirmé avoir été sous pression lors de leur témoignage contre Troy Davis, se sont rétractés voire ont changé de version.
Ces experts étaient le Rapporteur spécial des Nations Unies sur les exécutions arbitraires, Christof Heyns, la Rapporteuse spéciale pour l’indépendance des juges et des avocats, Gabriela Knaul, et le Rapporteur spécial sur la torture, Juan Mendez.

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