Après Fukushima, le Japon veut une transition écologique

Dans son discours devant l’Assemblée générale des Nations Unies, le Premier ministre du Japon, Yoshido Noda, est revenu sur le tremblement de terre qui a frappé le pays il y a à peine six mois et qui a fait 20.000 morts et déplacé 40.000 personnes. Il a remercié la communauté internationale pour son soutien et a affirmé que son pays s’en souviendrait.

« Nous faisons des progrès constants dans la stabilisation de la situation dans la centrale nucléaire de Fukushima Daiichi. Nous nous efforçons de raccourcir la période nécessaire pour arriver à établir un arrêt à froid avant la fin de l’année. Un nombre d’autres défis restent à régler, dont le déblaiement et la reconstruction des moyens de subsistance des populations dans les régions affectées, » a déclaré M. Noda.

Le Premier ministre japonais a promis de partager le savoir et les expériences acquises dans le domaine de la sûreté nucléaire. Suite à la catastrophe nucléaire récente, le pays a mis en place des mesures de sûreté et a renforcé son régime de régulation de l’énergie nucléaire.

Le Premier ministre japonais reconnait que la revitalisation de l’économie de son pays est directement liée à l’économie mondiale. Afin de réaliser une croissance durable de l’économie du Japon, le gouvernement va promouvoir la réalisation d’;une société à faibles émissions de carbone et d’une transition vers une économie verte.

« Le Japon va améliorer ses excellentes technologies sûres et respectueuses de l’environnement, dont des maisons économes en énergie, des appareils et des véhicules électriques. Le Japon fera des contributions utiles à la croissance de l’économie mondiale et à un avenir meilleur pour tous dans le cadre des discussions qui mèneront à Rio+20, » a indiqué le Premier ministre japonais.

La première leçon de la tragédie qui a récemment frappé le Japon est l’importance de la coopération internationale dans la réduction du risque de catastrophes. Le pays a connu une longue histoire de lutte contre les catastrophes naturelles et a donc pu partager cette expertise en aidant d’;autres pays à surmonter des catastrophes comme à Sumatra, dans la région chinoise de Sichuan, en Haïti et en Nouvelle-Zélande.

« Nous proposons d’accueillir la troisième Conférence mondiale sur la réduction des risques de catastrophes en 2015. Le Japon prendra un rôle de premier plan dans la création d’une société mondiale résistante aux catastrophes, » a promis M. Noda.

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