Affaire Karachi : Hortefeux et Copé dans la tourmente

Hortefeux2L’un est accusé d’être intervenu dans la procédure visant Nicolas Bazire et Thierry Gaubert. L’autre pourrait être inquiété pour ses relations avec l’homme d’affaire Ziad Takieddine. Deux informations livrées ce matin par le journal Lemonde.fr et mediapart.fr (payant).  De très mauvaises nouvelles pour un Nicolas Sarkozy de retour d’un voyage à New York et déjà affaibli par la mise en examen de deux de ses proches dans l’affaire Karachi : Nicolas Bazire et Thierry Gaubert. Voici les faits tels que présentés vendredi matin par ces deux journaux. S’agissant de Brice Hortefeux. Lemonde.fr publie des extraits d’écoutes téléphoniques réalisées par la police sur demande du juge d”instruction Renaud Van Ruymbeke. Elles montrent que l’ancien ministre de l’intérieur et désormais conseiller spécial de Sarkozy à l’Elysée est d’une part rentré en contact avec Thierry Gaubert aujourd’hui mis en examen. Pour l’avertir des déclaration d’un témoin clé. Et d’autre part et surtout que Brice Hortefeux a eu connaissance de pièces du dossier de l’instruction. Ce qui pourrait constituer l’infraction de recel de violation du secret de l’instruction. S’agissant du secrétaire général de l’UMP Jean François Copé, le site internet mediapart.fr indique vendredi à sa Une que “Bénéficiaire de voyages offerts par Ziad Takieddine, le secrétaire général de l’UMP apparaît dans la comptabilité du marchand d’armes dévoilée par Mediapart. Des pièces obtenues par les policiers montrent que Ziad Takieddine, qui ne payait pas d’impôts en France, s’est servi de l’ancien ministre du budget dans les litiges fiscaux d’autres hommes d’affaires”. Toujours selon le journal dirigé par Edwy Plenel, “la justice serait sur les traces de Copé”. Deux révélétions qui tombent particulièrement mal pour Nicolas Sarkozy. Ce dernier, via un communiqué de presse publié jeudi par l’Elysée a démenti être cité dans le dossier de l’affaire Karachi. Un point de défense vivement critiqué à la fois par la presse mais aussi par les syndicats de magistrats. Les premiers rappellant que le nom de Sarkozy avait été cité à plusieurs reprises pour la création d’une société de droit luxembourgeois alors qu’il était ministre du budget. Les autres parce que cette affirmation ne peut que signifier que l’Elysée a eu connaissance du dossier d’instruction au mépris de la règle de séparation des pouvoirs. Dans l’affaire Karachi, la justice soupçonne des mouvements de fonds occultes et, peut être des financements politiques douteux. Trois hommes proches de l’UMP et de Nicolas Sarkozy ont d’ores et déjà été mis en examen : l’homme d’affaire Ziad Takieddine, l’ancien conseiller de Sarkozy à la mairie de Neuilly, Thierry Gaubert et l’ancien directeur de campagne d’Edouard Balladur, témoin de mariage de Sarkozy et numéro 2 du groupe LVMH Nicolas Bazire.

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