Rwanda : une femme condamnée pour génocide

Le Tribunal pénal international pour le Rwanda (TPIR), basé à Arusha en Tanzanie, a condamné, vendredi, les six accusés de l’affaire Butare, y compris Pauline Nyiramasuhuko, ancienne ministre rwandaise et première femme à être condamnée pour génocide.

Mme Nyiramasuhuko été condamnée à la détention à perpétuité, pour crimes de génocide et crimes contre l’humanité (viol, extermination et persécution) perpétrés en 1994 et pour avoir gravement violé l’Article 3 des Conventions de Genève et son protocole additionnel (violence sur la vie et outrage à la dignité).

Née en 1946, Pauline Nyiramasuhuko a été arrêtée au Kenya le 18 juillet 1997. A 65 ans, elle est la première femme reconnue coupable de génocide par une juridiction internationale. Selon la presse, depuis son arrestation, la Rwandaise n’a jamais reconnu sa culpabilité.

La Chambre de première instance du Tribunal a également condamné son fils, Arsène Shalom Ntahobali, un ancien étudiant, et Elie Ndayambaje, ancien bourgmestre de Muganza à la prison à vie. Arsène Shalom Ntahobali a été accusé de génocide, de crimes contre l’humanité (extermination, viol et persécution) et Elie Ndayambaje a été jugé coupable de génocide, de crimes contre l’humanité (extermination, viol et persécution) et pour avoir violé l’Article 3 des Conventions de Genève et son protocole additionnel (violence sur la vie et outrage à la dignité).

Sylvan Nsabimana, ancien Préfet de Butare, a été condamné à 25 années de prison, reconnu coupable de génocide, extermination et persécution constituant des crimes contre l’humanité et crimes de guerre.

Alphonse Nteziryayo, un ancien lieutenant-colonel des Forces armées du Rwanda et également préfet de Butare a été condamné à 30 ans de prison pour incitation directe et indirecte à commettre un génocide.

Enfin, Joseph Kanyabashi, ancien bourgmestre de la commune de Ngoma dans la préfecture de Butare a été condamné à 35 ans de prison pour crimes contre l’humanité (extermination et persécution) et violations graves de l’Article 3 des Conventions de Genève et son protocole additionnel (violence sur la vie).

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