l’après Fukushima : l’AIEA pourrait disposer de plus de pouvoir

Au premier jour d’une Conférence ministérielle sur la sûreté nucléaire qui se tient à Vienne, en Autriche, les Etats-membres de l’Agence internationale de l’énergie atomique (AIEA) ont adopté une déclaration soulignant la nécessité de renforcer les règlementations nationales et internationales et le rôle de l’AIEA dans la promotion de la coopération nucléaire.

Dans cette déclaration, la Conférence ministérielle « souligne l’importance de la mise en oeuvre de mesures nationales et internationales afin de garantir que les niveaux les plus hauts et les plus robustes soient mis en place, basés sur les standards de l’AIEA qui doivent être constamment réexaminés et renforcés ».

Les Etats membres ont aussi réaffirmé leur engagement « pour renforcer le rôle central de l’AIEA dans la promotion de la coopération et dans la coordination des efforts internationaux mondiaux sur la sûreté nucléaire en procurant une expertise ».

A l’ouverture de la Conférence, le Directeur de l’AIEA, Yukiya Amano, a également plaidé en faveur d’un renforcement des règlementations nationales et internationales sur la sûreté nucléaire.

« Les mois à venir vont être cruciaux pour prendre des mesures correctives immédiates et mettre en place un terrain solide pour de futures activités avec pour objectif le renforcement de la sûreté nucléaire », a dit M. Amano, lors d’une conférence de presse en marge de la rencontre.

Il estime que les agences de sûreté nucléaire nationale doivent être indépendantes et adéquatement financées. Il a aussi rappelé la nécessité de renforcer la préparation aux situations de crise et les systèmes de réponses, ainsi que l’extension du partage d’informations au niveau international.

Le Secrétaire général de l’ONU, Ban Ki-moon, a également considéré que « l’avenir de la sûreté nucléaire est profondément dépendant du maintien des plus hauts standards de sûreté nucléaire », dans un message lu à la Conférence ministérielle par le Haut représentant de l’ONU pour les affaires de désarmement, Sergio Duarte.

La Conférence se déroule moins de quatre mois après le séisme et le tsunami qui ont frappé les côtes du Japon le 11 mars dernier et ont endommagé les réacteurs de la centrale nucléaire de Fukushima Daiichi. Dans un rapport préliminaire rendu public au début du mois de juin, l’AIEA a indiqué que le risque de tsunami avait été sous-estimé, mais que la réponse des autorités japonaises à la catastrophe avait été exemplaire.
Dans leur rapport, les experts de l’AIEA ont indiqué que « les concepteurs et les opérateurs de centrales nucléaires doivent évaluer de manière appropriée les risques de catastrophes naturelles et protéger les centrales. Ils devraient périodiquement actualiser les méthodes d’évaluation ».
Composée de vingt experts d’;une douzaine de pays différents et dirigée par l’Inspecteur en chef des installations nucléaires du Royaume-Uni, Mike Weightman, la mission était chargée d’;examiner la gestion de la centrale nucléaire de Fukushima Daiichi par la Compagnie d’électricité de Tokyo (TEPCO).
M. Weightman doit présenter le rapport et les recommandations de la mission lors de la Conférence ministérielle qui se tient à Vienne jusqu’au 24 juin.

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