Birmanie : Aung San Suu Kyi demande la fin de tout travail forcé

La chef de l’opposition au Myanmar/Birmanie, Daw Aung San Suu Kyi, a pris la parole lundi devant les délégués à la 100eme Conférence internationale du travail dans un message vidéo afin de saluer la mission de l’Organisation internationale du travail (OIT) oeuvrant pour la justice sociale dans le monde et pour lui demander d’accentuer son action dans son pays.

enfants soldats

Actuellement, les efforts de l’OIT au Myanmar consistent notamment à mettre un terme au travail forcé. Aung San Suu Kyi a exprimé l’espoir de voir l’OIT étendre ses activités et aider à faire entrer le pays dans une ère de justice sociale.

« La Birmanie fut à un moment donné considérée comme la nation la plus prometteuse économiquement dans le Sud-Est asiatique. Aujourd’hui, le pays arrive derrière presque tous les pays de la région », a expliqué Aung San Suu Kyi. « Le travail de l’OIT dans notre pays a montré que les préoccupations sociales, politiques et économiques sont indivisibles. Dans sa tentative pour éliminer le travail forcé et le recrutement d’enfants soldats, l’OIT s’est inévitablement retrouvé à travailler sur la primauté du droit, les prisonniers de conscience et la liberté d’;association », a-t-elle dit.

La Prix Nobel de la Paix a souligné le travail de son parti, la Ligue nationale pour la démocratie, et d’autres organisations et individus qui luttent pour le changement politique au Myanmar et qui ont, il y a six mois, « établi un réseau de gens qui incorporent des projets sociaux et humanitaires dans un vaste programme pour la démocratie et les droits de l’homme ». « La croissance de ce réseau, rapide, au-delà de nos attentes, est la preuve de l’;indivisibilité des préoccupations sociales, économiques et politiques, et de l’aspiration de notre peuple à une société qui assurent des normes acceptables de justice sociale ainsi que le progrès politique et économique », a-t-elle déclaré.

« Nous nous tournons vers l’OIT pour qu’elle étende ses activités au Myanmar afin d’aider l’avènement d’une ère de justice sociale dans notre pays », a poursuivi Aung San Suu Kyi, insistant pour que les travailleurs birmans aient la possibilité de former des syndicats. « Les droits des travailleurs font partie intégrante de l’élaboration d’une nation triomphante et, une fois de plus, je répète la déclaration de foi de l’OIT selon laquelle l’échec d’une nation constitue un obstacle sur le chemin du progrès de toutes les autres nations. On ne doit pas laisser le Myanmar échouer ni le monde abandonner le Myanmar », a-t-elle conclu.

Dans son message vidéo, la chef de l’opposition a par ailleurs rappelé que lorsque l’OIT a reçu le prix Nobel de la Paix en 1969, le Président du Comité Nobel de la paix a souligné le principe fondateur de l’Organisation : que la justice sociale soit la base d’une paix durable. « Il y a peu d’organisations qui ont aussi bien réussi que l’OIT à traduire cet idéal moral fondamental en action. »

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